mercredi, mars 22, 2006

Grotesque Mélenchon, récupérateur comme toujours

Après avoir livré une piètre bataille contre ses propres amis de parti, en trahissant son engagement socialiste pendant la campagne référendaire, Mélenchon en remet une couche populistico-populiste en s’efforçant de récupérer le mouvement anti-CPE. En pénétrant la Sorbonne, probablement grâce à l’appui des forces de l’ordre, le très grossier sénateur anti-lithuanien (http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=526) a définitivement perdu toute crédibilité aux yeux de ceux qui refusent que le racolage devienne le sport favori des politiciens.

Il essaie donc de prendre la parole à l’intérieur de la Sorbonne. Il faut montrer à quel point il comprend les étudiants, mais qu’il faut désormais suivre les politiques (qui sur ce dossier comme sur d’autres sont tristement silencieux), qu’il faut accepter de se laisser récupérer politiquement, pour le plus grand bonheur d’une gauche populiste et le plus grand malheur des étudiants qui certes ne veulent pas du CPE, mais ne semble pas non plus vouloir suivre les délires archao-socialo-réactionnaies du sénateur de l’Essonne.

Obligé de sortir sous les sifflets et les insultes, Mélenchon a encore montré sa capacité à ne reculer devant rien ni personne pour se faire passer pour ce qu’il n’est pas : un homme politique populaire. Cette fois ci, ce fut un échec. Grotesque.

Accompagné comme toujours par la jeune et belle Clémentine Autain, venue le rejoindre sur le trottoir, Mélenchon se retrouve sur le Boulevard, pleurnichant parce que les étudiants ne veulent pas de son soutien, ni de celui d’Autain. Pour une fois les étudiants barricadés font un choix sage et réaliste : pas de soutien politique, pas de racolage. Mélenchon s’en prend à eux dans son blog : à part 4 ou 5 jeunes excités, violents, tout le monde l’aime… Mais oui Monsieur Mélenchon, au moins autant que vous aimez les lithuaniens… Pauvre type.

5 Comments:

Anonymous vxl said...

Non je ne l'aime pas, la belle et jeune communiste encore moins.

Cela dit il est clair qu'un mouvement de protestation qui ne serait pas relayé à terme par les politiques va à l'impasse mais aujourd'hui la priorité va aux syndicats.

Il est faux de dire que les partis ne se sont pas mobilisés : en revanche on constate bien qu'ils n'ont pas de capacité de mobilisation à eux seuls. Des manifes organisées par le PS / les Verts / le PC sans les syndicats ne rassembleraient pas grands monde.

7:10 AM  
Anonymous Fabien said...

Mélenchon veut jouer son Julien Dray (à lépoque où il contrôllait l'Unef... C'est raté.
En fait David, ce sot les étudiants d'extrême-gauche qui ont eu le comportement le plus violent vis-à-vis de lui.
Je ne comprends pas qu'il se soit ramené là-bas. Contrairement à toi, je pense que ce sont les membres de l'Unef qui ont du le faire passer... Raté !
Par ailleurs, le fait que Clémentine Autain (PC en charge de la vie étudiante à Paris) soit là montre bien les accointances de Mélenchon avec le PC.

3:44 PM  
Blogger D. S. said...

les députés PS n'ont mêmes pas réussit à faire un débat sérieux à l'assemblée!
les partis n'existent pas pour faire des manifs, je leur demandent juste de faire leur travail d'opposition politique. Or, une opposition crédible suppose un programme et une méthode.
Le programme, ç'eut été de proposer une alternative en faveur d'une flexibilisation du marché de l'emploi qui ne fasse pas supporter la charge aux seuls salariés. La méthode ç'eut été de se concerter avec les syndciats (ou du moins certains) afin d'essayer d'élaborer des propositions crédibles, communes, sur lesquelles mobiliser, dans la rue, comme dans l'hémicicle.
Au lieu de ça quavons nous: des étudiants furieux mais organisés de façon tout a fait inefficace et dangereuse, des syndciats qui jouent la surrenchère dans l'oppostion frontale car les elections arrivent (et oui, pour eux aussi) et une oppoistion politique qui se tait, en attendant de se mettre d'accord pour 2007... ça ne me parati pas très crédible tout cela. Mon avis c'est que la gauche a encore raté une occasion de bien faire.

5:39 PM  
Blogger D. S. said...

les députés PS n'ont mêmes pas réussit à faire un débat sérieux à l'assemblée!
les partis n'existent pas pour faire des manifs, je leur demandent juste de faire leur travail d'opposition politique. Or, une opposition crédible suppose un programme et une méthode.
Le programme, ç'eut été de proposer une alternative en faveur d'une flexibilisation du marché de l'emploi qui ne fasse pas supporter la charge aux seuls salariés. La méthode ç'eut été de se concerter avec les syndciats (ou du moins certains) afin d'essayer d'élaborer des propositions crédibles, communes, sur lesquelles mobiliser, dans la rue, comme dans l'hémicicle.
Au lieu de ça quavons nous: des étudiants furieux mais organisés de façon tout a fait inefficace et dangereuse, des syndciats qui jouent la surrenchère dans l'oppostion frontale car les elections arrivent (et oui, pour eux aussi) et une oppoistion politique qui se tait, en attendant de se mettre d'accord pour 2007... ça ne me parati pas très crédible tout cela. Mon avis c'est que la gauche a encore raté une occasion de bien faire.

5:39 PM  
Anonymous Cédric said...

Je crois qu'un mec qui se dit européen en se "foutant" des lithuaniens ne mérite guère qu'on y prête attention. Les discours de Mélenchon oscillent entre pitoyable et tragi-comique.

David, ton blog est très sympa. Je t'invite à visiter le mien: www.puisney.info. Peut-être pourrions nous nous linker par blog interposés?

8:40 PM  

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