<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534</id><updated>2011-12-03T21:57:58.941+01:00</updated><title type='text'>Une Fédération européenne maintenant!</title><subtitle type='html'>Le vingtième siècle ouvrira l'ère des fédérations, ou l'humanité recommencera un purgatoire de mille ans - Du principe fédératif, PROUDHON</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>38</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-5120799989241868157</id><published>2008-07-15T00:59:00.000+02:00</published><updated>2008-07-15T01:01:16.782+02:00</updated><title type='text'>13/07/08</title><content type='html'>Pour que l’Europe cesse de s’oublier,&lt;br /&gt;Pour que les peuples ne se croient plus meilleurs,&lt;br /&gt;Pour que les gouvernements apprennent enfin,&lt;br /&gt;Un homme est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que la terre se rappelle du sang,&lt;br /&gt;Pour que les hommes se souviennent de leurs morts,&lt;br /&gt;Pour que les fusils se taisent, inutiles,&lt;br /&gt;Un citoyen est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que les dépouilles de nos grands hommes s’effritent,&lt;br /&gt;Pour que nos Panthéons s’effondrent,&lt;br /&gt;Pour que les hommes de bonne volonté triomphent,&lt;br /&gt;Un frère est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que les lumières cessent de nous aveugler,&lt;br /&gt;Pour que la clarté enfin nous prenne,&lt;br /&gt;Pour que l’avenir nous paraisse meilleur,&lt;br /&gt;Un prophète est mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que l’humanité cesse de gémir,&lt;br /&gt;Pour que la liberté éclate,&lt;br /&gt;Pour que la paix s’impose, enfin,&lt;br /&gt;Un européen est mort,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que tu puisses être écouté,&lt;br /&gt;Pour que ta parole triomphe,&lt;br /&gt;Pour que ta volonté soit faite,&lt;br /&gt;En Europe, comme ailleurs,&lt;br /&gt;Merci Bronislaw, toi qui est mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-5120799989241868157?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/5120799989241868157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=5120799989241868157' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/5120799989241868157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/5120799989241868157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2008/07/130708.html' title='13/07/08'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-392285862555755411</id><published>2007-10-26T00:46:00.000+02:00</published><updated>2007-10-26T00:48:38.548+02:00</updated><title type='text'>Pour que ce soit le dernier des traités !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ou ce que devraient penser et faire les progressistes en Europe face à ce traité insatisfaisant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Le traité de Lisbonne est une première dans l’histoire européenne. C’est la première fois depuis le début de l’aventure européenne qu’un traité a comme ambition affichée de renoncer aux objectifs que s’étaient fixé les pères fondateurs de l’Europe. Pour la première fois dans l’histoire de l’intégration, les Chefs d’Etats et de gouvernements ont tranquillement et consciemment essayé d’enterrer la perspective d’union politique. C’est écrit noir sur blanc dans les protocoles. Le retrait des symboles européen, du drapeau, de l’hymne, de la devise, de la Charte des droits fondamentaux, ne figurant plus dans le corps du traité, l’abandon du nom même de Constitution et d’une dénomination normale des textes européens (qui continuent à se nommer directives, décisions, règlements, ou lieu de loi et loi cadre) sont des éléments qui n’ont pour seule fonction de mettre un frein à l’évolution de l’Union vers un système politique et démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est véritablement une première dans l’histoire européenne. Car si l’Union est habituée aux « stop and go », aux propositions ambitieuses accouchant de souris, le traité de Lisbonne se caractérise par le fait qu’il renonce clairement à l’objectif fixé par les pères fondateurs : faire de l’Europe une Fédération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, le traité de Lisbonne reprend certaines innovations prévues par la Constitution et améliore sans doute le cadre institutionnel de l’Union. Mais il serait irréaliste de se servir de ces maigres avancées pour justifier ou excuser ces reculs symboliques, mais lourds de sens.&lt;br /&gt;Ainsi, les non français et néerlandais ont bien servis aux nationalistes et aux anti-européens. Il n’y a, de ce point de vue, aucune amélioration quelle qu’elle soit par rapport au projet de traité constitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant il faut également admettre que ce traité est le fruit d’une négociation entre des gouvernants de moins en moins europhiles. Pouvait-on faire mieux ? Sans doute pas, étant donné la composition actuelle de la classe politique européenne. Fallait il faire mieux, sans aucun doute, et le texte constitutionnel, était effectivement un pas important dans la bonne direction.&lt;br /&gt;Alors que faire aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un traité mauvais, presque insultant pour ceux qui, depuis cinquante ans, se battent pour l’unité européenne ; une classe politique faible, l’œil rivé sur les opinions publiques nationales, et soucieuse, avant toute chose, de maintenir son faible pouvoir. Faut-il dire non ? S’insurger, au risque de paralyser encore une fois les institutions ? Sans doute pas.&lt;br /&gt;Faut il accepter cela et considérer que l’affaire est réglée, comme le souhaitent les dirigeants nationalistes qui se sont pressés aux micros des journalistes pour annoncer, tout contents, que ce traité était bon pour dix, quinze, vingt ans ? Certainement pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traité de Lisbonne présente quelques réformes intéressantes, sur lesquelles, sans doute, il est possible de construire. La disposition probablement la plus novatrice est la clause de révision. En effet, pour la première fois dans l’histoire européenne, un texte communautaire prévoit une procédure démocratique pour la réforme des traités : une Convention doit être réunie pour décider des changements majeurs à apporter aux traités. Tout gouvernement, le parlement européen ou la Commission peuvent soumettre au Conseil une proposition de modification du traité. Le Conseil décide alors à la majorité simple s’il y a lieu de réunir une Convention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il est fort probable que le prochain texte fondamental communautaire ne sera pas négocié par les Chefs d’Etats et de gouvernements, suivant la procédure démocratiquement honteuse de l’intergouvernementalisme, mais sera le fruit d’un travail démocratique, réalisé par les représentants des citoyens et des gouvernements. Le prochain texte fondamental ne sera donc pas négocié comme un traité classique car il sera le fruit du travail d’une Assemblée. Une procédure de ratification uniforme en Europe pourrait renforcer le caractère véritablement européen et démocratique de la procédure. Enfin, l’idée que ce nouveau texte, qu’il faudra bien appeler Constitution, puisse entrer en vigueur sans que l’ensemble des Etats l’ait ratifié, cassant ainsi la règle de l’unanimité, pourrait effectivement permettre l’émergence d’une véritable union politique démocratique. Certes, cela n’est pas prévu par le présent traité. Cependant la réunion d’une nouvelle Convention pourrait créer un bras de fer, une tension utile, entre le pouvoir constituant démocratique – la Convention – et le pouvoir diplomatique des Chefs d’Etats et de gouvernements. Ce conflit pourrait permettre de finalement sortir d’une situation qui favorise la position la plus prudente, la plus nationaliste, la plus populiste et la moins efficace, comme ce fut le cas lors des dernières négociations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les forces politiques progressistes devraient aujourd’hui conditionner l’approbation de ce nouveau et mauvais traité à la réouverture immédiate des négociations, dans le cadre d’une Convention. Une telle perspective pourrait permettre de rassembler ceux qui considèrent qu’il est impossible de dire non car l’Europe est dans un état dramatique et ceux qui considèrent qu’il faut dire encore une fois non car ce texte est lui-même dramatique et largement insuffisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, le président Sarkozy a clairement écarté cette perspective, rejoignant dans ces déclarations les eurosceptiques Gordon Brown et Lech Kaczynski. Les progressistes ne doivent pas accepter un tel état de fait. Le traité de Lisbonne ne permet pas à l’Union de fonctionner, il ne donne pas à l’Europe les compétences qui devraient être les siennes en matière de politique étrangère et de politique économique notamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que les Chefs d’Etat et de gouvernements décideront seuls, à l’unanimité et dans le secret, l’intérêt général européen ne sera pas représenté lors des négociations et elles aboutiront nécessairement à un compromis insuffisant. Le nouveau traité, malgré toutes ces imperfections, permet de rouvrir la question constitutionnelle que des gouvernants nationalistes ont voulu enterrer à jamais. Il permet de le faire dans des conditions qui pourraient marquer une véritable rupture dans l’histoire européenne. S’il y a une bonne raison pour soutenir ce mauvais texte, c’est bien celle-ci : qu’il soit le dernier d’une longue série et surtout qu’il soit vite, très vite, balayé par l’histoire. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-392285862555755411?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/392285862555755411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=392285862555755411' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/392285862555755411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/392285862555755411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/10/pour-que-ce-soit-le-dernier-des-traits.html' title='Pour que ce soit le dernier des traités !'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-8206966863981852303</id><published>2007-09-23T11:44:00.000+02:00</published><updated>2007-09-23T11:45:26.381+02:00</updated><title type='text'>Merci l’Euro, n’en déplaise au président.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un rapide billet pour souligner l’importance de notre monnaie commune en temps de crise financière. Etonnamment, c’est Alan Greenspan lui-même, ancien directeur de la Fed américaine, traditionnellement très sceptique quant à l’idée d’une monnaie commune européenne, notamment construite sans la Livre anglaise, qui défend l’Euro, alors qu’en France, la classe politique irresponsable s’amuse à critiquer sans fondement cette formidable institution. Greenspan avoue clairement s’être trompé et envisage l’Euro comme le successeur du dollar au niveau international. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pendant ce temps, en France, Nicolas Sarkozy invite des journalistes sur son avion pour une « leçon » surréaliste d’économie virtuelle archéo-keynesienne, censé démontrer toute l’incompétence du banquier Trichet. Mais n’en déplaise à Nicolas, aujourd’hui se sont les citoyens britanniques qui font la queue devant les banques en espérant récupérer un peu de leur épargne qui s’est envolée avec la crise, tandis qu’en zone Euro, les intérêts des citoyens ont été préservé par une action rapide de la BCE. N’en déplaise à Nicolas Sarkozy, l’euro, fort d’une crédibilité internationale sans faille, est en passe de remplacer le dollar comme monnaie de réserve. Et à l’ex-banquier central américain d’enfoncer le clou et de marteler : the euro «without any doubt contributed to the current economic growth ». Certains concitoyens, aveuglés par une presse complaisante et sensible aux humeurs présidentielles pourront toujours répliquer : mais la croissance n’est pas au rendez vous, justement ! Et à l’économiste de répondre : non, la croissance n’est pas au rendez vous en France, uniquement en France. Choc fiscal ou pas.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-8206966863981852303?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/8206966863981852303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=8206966863981852303' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/8206966863981852303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/8206966863981852303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/09/merci-leuro-nen-dplaise-au-prsident.html' title='Merci l’Euro, n’en déplaise au président.'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-8174766680520754231</id><published>2007-09-06T12:10:00.000+02:00</published><updated>2007-09-06T12:43:18.195+02:00</updated><title type='text'>La France et la mondialisation: une lecture critique du rapport Védrine.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rapport sur la France et la mondialisation a été remis au Président de la République par M. Védrine, ancien titulaire du Quai d’Orsay. Ce rapport reprend en réalité les thèses développées par son auteur dans différentes contributions plus ou moins récentes et notamment les contributions rédigées avec M. Nallet et Malivet à la suite du Non français. Rien de nouveau sous le soleil… On peut d’ailleurs se demander quelle est l’utilité d’un tel rapport alors que les idées de M. Védrine sont connues et qu’il les expose régulièrement…. Il eut été peut être plus utile de charger quelqu’un sans idée préconçue sur la question de rédiger ce rapport… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rapport étant donc ce qu’il est, nous nous proposons d’analyser les solutions préconisées pour affronter la mondialisation. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;S’adapter&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rapport Védrine propose d’affronter la mondialisation en dynamisant certains secteurs économiques et en aidant les entreprises françaises « gagnantes potentielles ». Il préconise ainsi la création de pôles forts, autour d’une Agence française de l’innovation industrielle. L’investissement dans l’économie de l’environnement apparaît également comme nécessaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Si la stratégie économique d’adaptation ne parait pas dénuée de bon sens, le fait d’envisager une telle politique au niveau national apparaît assez anachronique. A l’heure où précisément les grandes entreprises sont de dimensions européennes ou mondiales, que les capitaux nécessaires aux investissements sont également de nature transnationale, il faudrait limiter l’action publique au domaine français. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rapport Védrine semble ignorer le fait que de nombreux secteurs technologiques et d’avenir comme l’aéronautique, le domaine spatiale ou le transport sont aujourd’hui constitués d’opérateurs à dimension européenne. Il semble également se désintéresser du fait que nos voisins européens sont dans une situation comparable à la nôtre et que la mutualisation est souvent une voie efficace en matière de réforme économique ambitieuse, notamment afin de trouver les investissements nécessaires aux réformes. Silence également à propos de l’analyse actuellement défendue par la Commission et consistant à voir dans la défense de champions économiques nationaux un frein potentiel au développement économique européen, qui nécessite en réalité la constitution de pôles à dimension européenne. Enfin, pas un mot sur la question monétaire, sur les potentialités de l’euro ou sur l’interdépendance des économies européennes…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La raison de ce positionnement tient en réalité à la méfiance du rapporteur envers le processus d’intégration politique européen. Il est évident que l’élaboration d’une stratégie économique européenne crédible ne peut être réalisée sans renforcement du pouvoir politique européen. Et pour Védrine, cette option apparaît comme impensable. &lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Se protéger&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le rapport préconise ensuite une meilleure protection des intérêts français. La première action à entreprendre est de contrer les pratiques commerciales ou capitalistes déloyales. Là encore, le rapport Védrine passe sous silence le fait que l’acteur international le plus actif dans ce domaine est sans conteste l’Union européenne. Il oublie de mentionner l’harmonisation du droit de la concurrence en Europe, qui a permis, pour l’heure, de limiter les effets néfastes de l’absence de véritable politique économique européenne. Il oublie enfin de stigmatiser les efforts de la diplomatie française pour réduire le rôle du commissaire européen chargé du commerce extérieur et qui permet pourtant à l’Europe de dialoguer d’égal à égal avec les autres grandes puissances économiques au sein des organisations internationales et apparaît comme le seul moyen d’imposer effectivement des conditions d’échanges loyales avec nos partenaires. Etranges oublis lorsque l’on connaît l’importance des compétences et l’action effective de l’Union dans ce domaine. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;La gouvernance internationale. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A propos de la gouvernance internationale, l’opinion du rapporteur est très claire : « il n’y a pas de gouvernement global, ni de gouvernance globale du peuple global mondial. C’est toujours des 192 Etats qu’il s’agit. Heureusement d’ailleurs. » &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Védrine fait le constat d’un système international au bord de l’implosion. Mais les causes demeurent mystérieuses. La seule raison de cet échec des organisations internationales réside selon Védrine dans les attentes exagérées que l’on place en elles ! En revanche, pas un mot sur les politiques de délégitimation volontaire des Nations Unis menées par certains Etats depuis quelques années, pas un mot sur le fait que si les Nations Unis et les autres institutions internationales peinent à agir efficacement c’est essentiellement à cause du maintien du sacro-saint principe de souveraineté, si cher à Védrine, qui paralyse les prises de décision. Pas un mot sur les véritables responsabilités en matière de blocage au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En réalité, si le constat d’échec peut être partagé, il faut, pour que ce constat serve à quelque chose, identifier les raisons de l’échec. L’intergouvernementalisme que prône Védrine au niveau international est à l’œuvre depuis cinquante ans. Il est à l’origine de cet état de fait. A force de voir en l’Etat le seul acteur potentiellement démocratique d’un monde globalisé, les gouvernements des principaux Etats ont progressivement voué les organisations internationales à un échec certain. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;La question européenne&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’analyse du « volet européen » du rapport montre sans doute le mieux les paradoxes insurmontables de la pensée de Védrine. Tout d’abord, l’ancien ministre considère que le niveau européen doit être au service des politiques nationales. Il critique ainsi, la stratégie institutionnelle et ce qu’il nomme le « mirage constitutionnel ». &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il s’agit finalement, selon Védrine, du principal mal dont souffre l’Union. Pourtant, si certains européens ont estimé nécessaire de se doter d’une Constitution c’est pour faire de l’Union ce « pole de puissance régulateur par excellence » que l’ancien titulaire du Quai d’Orsay appelle de ses vœux ! Si aujourd’hui l’Europe manque de souffle et parait impuissante c’est précisément parce qu’elle ne s’est pas constituée en Fédération et qu’elle ne peut donc surmonter les divergences qui naissent d’un système de gouvernance organisé autour de petits Etats nationaux jalousement souverains. Ainsi, la souveraineté des Etats, qui chez Védrine devrait paradoxalement permettre de dynamiser l’échelon européen, est en réalité &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;le principal obstacle à l’évolution de l’Union en un acteur international, à la fois responsable, efficace et démocratique. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’Union actuelle ressemble d’ailleurs au modèle que Védrine voudrait imposer comme nouveau. Elle fonctionne (ou disfonctionne) précisément comme Védrine voudrait qu’elle fonctionne. Seule une voie constitutionnelle et fédérale semble pouvoir la faire sortir de l’impasse. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;A propos des fédéralistes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Védrine consacre quelques pages précisément à l’option fédéraliste. Après avoir annoncé de façon péremptoire et sans justification aucune, « il y a plusieurs façons d’être « européen » », le diplomate français se lance dans une description pour le moins surprenante de l’histoire contemporaine européenne. Il entrevoit ainsi une suite logique entre les traités de Maastricht, Amsterdam, Nice et l’aventure constitutionnelle. Ces différents épisodes étant tous à mettre au crédit ou plutôt dans la vision de Védrine, au discrédit des fédéralistes. C’est faire beaucoup d’honneur à ces mêmes fédéralistes que de leur attribuer tant de réformes, notamment lorsque l’on s’aperçoit que le principal négociateur du Traité de Nice n’était autre que Védrine lui-même ! &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il faudrait tout de même éviter de prendre les français, et leur président qui a commandé ce rapport, pour des ânes. Le traité de Maastricht a certes lancé la monnaie unique mais il a également, à tord, séparé la question de la gouvernance économique de la question monétaire. La seconde faisant l’objet d’une véritable politique européenne, la première demeurant du domaine de la simple coopération entre Etats demeurés souverains. Alors que les forces fédéralistes n’ont eu de cesse de critiquer cette approche fonctionnaliste, les négociateurs des Traités d’ Amsterdam et de Nice n’ont pas fait évoluer le système. Si le traité de Nice a fait l’objet de tant de critiques c’est qu’il conservait cette approche qui avait montré toutes ses limites pendant les dix années qui venaient de s’écouler. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Sur la base de cet échec lamentable pour la diplomatie française, véritable démonstration pratique de l’inefficacité absolue de la méthode intergouvernementale, dont Védrine se fait le héro et dont il était à l’époque un des principaux participants, la présidence Belge, fin 2001, a décidé qu’il fallait rouvrir les négociations sur l’organisation institutionnelle mais qu’il fallait pour cela éviter les pièges de l’intergouvernementalisme. Ainsi est née la Convention. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Cette volonté d’aller vers un modèle constitutionnalisé était d’ailleurs – tous les sondages cités sur d’autres sujets par Védrine dans son rapport l’indiquent – soutenue par une très large majorité de la population européenne. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, malgré la victoire qu’a constitué le choix de la Convention, les fédéralistes n’ont pas su suffisamment peser sur les débats et ont assisté au retour en force des logiques nationalistes. Surtout, ils n’ont pas réussi à imposer une vision supranationale susceptible de surmonter l’obstacle représenté par un système de ratification organisé au niveau national et fondé sur l’unanimité. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il est évident que si aujourd’hui l’Europe est dans l’impasse, il est difficile de considérer qu’il s’agit là d’un rejet d’une quelconque logique ou volonté fédéraliste. Il s’agit bien plus d’une lassitude populaire et d’une méfiance logique envers une construction politique qui n’a justement pas su se transformer en un système démocratique et efficace, telle que l’est une Fédération. L’Union apparaît aujourd’hui incompréhensible et surtout aux mains des puissants, les citoyens se sentant exclus. Le rédacteur du rapport est certainement un des principaux responsables de cet état de fait lamentable, mais sur ce point également, l’ancien titulaire du Quai d’Orsay se tait. Par pudeur sans doute. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Le paradoxe français.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En réalité, Védrine ne fait rien d’autre, sous couvert de réalisme, qu’entretenir ce fameux paradoxe français : rêver d’une Europe puissante, au service de la France, sans pour autant renoncer à la souveraineté nationale. Le titre « Notre politique européenne » prête presque à sourire. Globalement Védrine ne propose rien, mais ce rien devrait « pousser l’Union à se penser comme une puissance »… Words, words, mere words écrivait Shakespeare. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La réalité est tout autre. Si l’Europe veut demain compter sur la scène internationale, les Etats qui la composent doivent accepter de nouvelles cessions de souverainetés, ils doivent accepter une organisation du pouvoir européen plus démocratique et en définitive plus efficace, en acceptant de céder leur droit de veto paralysant. Il n’y a pas d’autres voies. La voie défendue par Védrine est celle qui l’a conduite dans l’impasse. Elle n’a rien de réaliste et repose au contraire sur une croyance, un mythe. En effet, il faudrait penser que finalement les Etats européens sont capables d’agir ensemble, tous volontaires, tous du même avis. Il faudrait croire que l’Europe peut réaliser certaines politiques sur la base de l’unanimité. Il s’agit en réalité d’une vision purement utopiste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La réalité est que naturellement les Etats ont des intérêts divergents, tout comme les individus d’une même société ont des intérêts divergents. Pour que des Etats, ou des individus, arrivent à vivre ensemble et à agir ensemble, il faut construire des mécanismes décisionnels qui permettent justement de dépasser ces divergences. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’abandon du droit de veto, dernier rempart de la souveraineté est une condition sine qua non à toute avancée en matière d’efficacité. Védrine fait semblant de ne pas le savoir et se complaît dans une vision idéologisée du monde, ou le réalisme consiste à ne rien faire, en attendant que les choses se règlent d’elles-mêmes. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b style=""&gt;&lt;i style=""&gt;Le réalisme chez Védrine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’ancien chef de la diplomatie française s’est souvent auto proclamé réaliste. Mais quel est ce réalisme dont se targue Védrine ? S’il s’agit de constater l’existence d’une situation de crise, et de proposer comme remède à cette crise les mêmes solutions qui sont utilisées depuis un siècle, alors ce réalisme est contre-historique, il ne prend aucunement compte d’une analyse réaliste de l’histoire européenne, et repose en réalité sur la croyance en la toute-puissance bienfaitrice des Etats nations. Il faudrait, pour être réaliste, simplement croire que les choses vont, avec un peu de volonté de la part des gouvernants nationaux, se régler d’elles-mêmes. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Seulement voilà. Les européens observent depuis des décennies les conséquences d’une telle politique aveugle. Ils ont compris l’utopie et l’irréalisme des solutions fondées sur la toute puissance de la souveraineté nationale, ils ont constaté que l’efficacité existait dès lors que nous acceptions de mettre en commun nos moyens et que pour cela, il fallait renoncer à cette souveraineté. Ils ont également vécu sur leur chair et dans leur sang les ravages causés par cet aveuglement mystique dont ils ont été abreuvés pendant presque deux siècles et que Védrine voudrait réactualiser.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le véritable réalisme consiste aujourd’hui à se débarrasser des mythes encombrants d’un modèle politique périmé qui n’est plus capable d’améliorer la vie des européens. Tout l’inverse de ce que préconise Védrine, tout l’inverse de ce qu’il a réalisé lorsqu’il était titulaire du Quai d’Orsay.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-8174766680520754231?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/8174766680520754231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=8174766680520754231' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/8174766680520754231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/8174766680520754231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/09/la-france-et-la-mondialisation-une.html' title='La France et la mondialisation: une lecture critique du rapport Védrine.'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-5322020091357440143</id><published>2007-08-27T14:56:00.000+02:00</published><updated>2007-08-27T19:47:24.428+02:00</updated><title type='text'>L’Europe n’a pas besoin de sages mais de courage et de démocratie !</title><content type='html'>On dirait une énième boutade de notre hyperactif président. Il faut au plus vite une réunion de « sages » pour discuter de l’avenir de l’Union. L’idée pourrait sembler intéressante. Le seul problème est que si vous vous amusez à taper « comité de sages » sur le moteur de recherche du portail de l’UE, « Europa », vous trouverez cette liste :&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Groupe Michalski» sur les dimensions spirituelle et culturelle de l'Europe:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Kurt Biedenkopf, ministre-président du Land de Saxe (jusqu'en avril 2002); professeur de droit, Allemagne &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Silvio Ferrari, professeur de droit constitutionnel, Università degli Studi di Milano, Italie &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jean-Claude Eeckhout, conseiller du Président de la Commission européenne &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bronislaw Geremek, professeur d'histoire européenne, Collège d'Europe; ancien ministre polonais des affaires étrangères, Pologne &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Will Hutton, PDG de la Work Foundation, Royaume-Uni &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Krzysztof Michalski, professeur de philosophie à l'université de Varsovie et à l'université de Boston; recteur de l'institut des sciences humaines, Vienne, Autriche &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Romano Prodi, Président de la Commission européenne &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Alberto Quadrio Curzio, professeur d'économie politique, doyen de la faculté des sciences politiques, Universita' Cattolica di Milano, Italie &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Michel Rocard, président de la commission de la culture du Parlement européen; ancien premier ministre français&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Simone Veil, membre de la Cour constitutionnelle française; ancienne présidente du Parlement européen, France&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;i&gt;Groupe "Un projet durable pour une société européenne"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Président : Dominique Strauss Kahn, ancien ministre des finances, France&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Magda Aelvoet, ancienne ministre de l’environnement, Belgique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Isabel Aguilera Directrice générale opérationnelle de NH Hotels, Espagne&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dora Bakoyanni, Maire d’Athènes, Grèce&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tito Boeri, Economiste, Italie&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bronislaw Geremek, ancien ministre des affaires étrangères, Pologne&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jürgen Habermas, philosophe, Allemagne&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lord Simon, ancien PDG British Petroleum, Royaume Uni&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Nicole Notat, syndicaliste, France&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Alojz Peterle, ancien premier ministre, Slovénie&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Karl-Henrik Robert, cancérologue, Suède&lt;/li&gt;&lt;li&gt;José Saramago, écrivain, Portugal&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Hans Tietmeyer, ancien gouverneur de la banque centrale allemande, Allemagne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Ces deux listes correspondent à la composition de deux groupes de sages réunis en 2003 par le Président de la Commission Prodi afin justement de réfléchir à l’avenir de l’Union.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;En outre, la Commission est dotée d’un Bureau des conseillers de politiques européennes, regroupant une multitude d'experts chargés de réfléchir à d’éventuelles réformes. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Il est également utile de mentionner l’immense travail réalisé par la Convention européenne qui a rédigé le Traité Constitutionnel européen. La Convention a en effet écouté des représentants de la société civile européenne, du monde de la culture, des sciences, ect, ect…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Bref, depuis plusieurs années maintenant, les cellules grises de bons nombres de spécialistes et experts se sont agitées pour essayer de donner un avenir à l’Union. Sur quoi devrons donc réfléchir nos nouveaux sages ? S’agit-il de refaire le travail bien fait par leurs homologues il y a trois ans ? La situation a-t-elle tant évolué qu’il est nécessaire de les faire re-réfléchir ? Si on convoque de telles réunions tous les deux ans, est-ce vraiment utile de les faire réfléchir à long terme ?&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Nous aimerions comprendre. Le président est-il si ignorant des affaires européennes qu’il ne connait pas ces rapports ? Ou s’en fiche-t-il totalement et cette annonce ne correspond finalement qu’à un besoin d’être toujours sur le devant de la scène quitte à dire n’importe quoi et à proposer des choses déjà faites ? &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Enfin, une dernière question, probablement plus grave encore. L’Union a-t-elle vraiment besoin de ces sages ? Difficile à dire. Les contours d’une Europe pour le vingt et unième siècle ont finalement été dessiné efficacement dés le début de la construction communautaire. Le modèle imaginé par les pères fondateurs et qui n’a jamais été réalisé semble en effet toujours pertinent, et à défaut de l’avoir essayé il est difficile de le rejeter. En somme, ce dont l’Europe a besoin ce n’est pas d’une direction, qui a été mainte fois esquissée et qui continuera à diviser les européens entre tenants d’une zone de libre échange et tenants d’une Union fédérale. Ce qui manque à l’Union c’est le courage politique de choisir, enfin, l’un des deux modèles. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Et s’il est normal que les Chefs d’Etat et de gouvernements ne se sentent pas le courage, ou la légitimité, de faire ce choix, alors c’est aux citoyens européens de le faire. Les sages ont déjà parlé, maintenant c’est à la démocratie de s’exprimer. Il est remarquable de noter que les premiers actes européens du président français sont tous allés dans le sens contraire avec un renforcement inquiétant de l’intergouvernementalisme et un retour en force de la diplomatie… &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-5322020091357440143?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/5322020091357440143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=5322020091357440143' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/5322020091357440143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/5322020091357440143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/08/leurope-na-pas-besoin-de-sages-mais-de.html' title='L’Europe n’a pas besoin de sages mais de courage et de démocratie !'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-9091248624626388430</id><published>2007-08-23T17:58:00.000+02:00</published><updated>2007-08-23T17:59:53.903+02:00</updated><title type='text'>A propos de l'audition de Cécilia Sarkozy</title><content type='html'>&lt;strong&gt;...ou des pitreries constitutionnelles de David Martinon.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’Elysée s’est visiblement doté d’un porte-parole tout à fait inventif. David Martinon vient en effet de se fendre d’une intervention qui devrait rester dans les annales de la Vème république comme une des argumentations présidentielles les plus alambiquée et paradoxale de mémoire de citoyens français. Interrogé sur l’éventualité de voir la première dame de France convoquée devant une vulgaire commission d’enquête parlementaire pour qu’elle explique aux parlementaires (et à la France) ce qui a bien pu se passer entre elle et le sanguinaire dictateur libyen, le porte parole élyséen a doctement expliqué que cela était impossible en vertu de la séparation des pouvoirs. Montesquieu a du se mettre à faire des looping dans sa tombe…&lt;br /&gt;Martinon s’appuie sur une interprétation de la Constitution, jamais confirmée par le Conseil constitutionnel. A l’origine de cette interprétation, deux présidents de la République, Mitterrand et Giscard d’Estaing. Le second, convoqué par une commission d’enquête parlementaire alors qu’il n’était plus président, avait demandé à Mitterrand, son successeur, quelle était l’étendue de l’immunité dont jouissait le président. Dans un échange de lettre devenu célèbre les deux présidents avaient conclus au fait qu’en vertu de la séparation des pouvoirs, une commission parlementaire ne pouvait entendre le président sur des actes accomplis dans le cadre de son mandat. Fort bien. Cette argumentation reposait sur le fait, notamment, que le système institutionnel prévoit suffisamment de garanties pour se passer de cette incursion du législatif au sein du travail exécutif qui risquait de fragiliser la position du président, garant des institutions.&lt;br /&gt;Martinon soutient lui, que « par extension, madame Sarkozy, puisqu'elle était son envoyée personnelle, tombe sous la même règle ». Etonnante extension. En effet, l’objectif de cette immunité est bien la protection de la fonction de Président de la République, et d’elle seule. Pour protéger la fonction, il faut, dans une certaine mesure, protéger l’homme ou la femme qui l’incarne. Il ne s’agit nullement de la conséquence d’une séparation stricte des pouvoirs, comme aux Etats-Unis par exemple, puisque la France, régime parlementaire, connaît de nombreuses procédures permettant au Parlement de contrôler et sanctionner le travail de l’exécutif. Il s’agit plutôt d’une règle liée au rôle tout a fait particulier accordé au Président dans le système institutionnel français.&lt;br /&gt;La suite des déclarations élyséennes permet de prendre toute la mesure de la confusion qui règne dans l’esprit de Martinon quant au fonctionnement des institutions républicaine, dont il est pourtant le porte parole le plus illustre.&lt;br /&gt;La dépêche AFP relève que le porte-parole aurait indiqué que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, était prêt à s'expliquer devant cette commission. Ainsi, le secrétaire général de l’Elysée peut s’exprimer, l’envoyée personnelle non. Pourquoi ? Seul Martinon le sait.&lt;br /&gt;Pourtant l’inventif porte-parole semble donner une justification à cette interprétation originale : « Première dame de France, ce n'est pas une fonction ».&lt;br /&gt;Le comble de l’absurde est atteint. Il apparaît alors que puisque Madame Sarkozy n’a pas de fonction institutionnelle, son action, bien qu’institutionnelle, n’est susceptible d’aucun contrôle. En revanche, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, ayant lui une fonction officielle, peut tout a fait être appelé à témoigner. Ainsi, l’absence de fonction entraîne l’irresponsabilité ! Il serait bon de rappeler à Martinon que si le Président jouit d’une telle immunité c’est justement grâce à sa fonction qui le protège. Si Madame Sarkozy n’a pas de fonction, alors elle n’est pas protégée par cette immunité. Seule l’idée que Madame Sarkozy agirait comme une simple extension de son mari, et donc que la fonction présidentielle serait en quelque sorte prolongée dans la personne du conjoint pourrait permettre à Madame Sarkozy de bénéficier du même traitement réservé à son mari. Cela ne parait cependant pas prévu par la Constitution, et, au regard de l’indépendance dont fait preuve la première dame de France, une telle interprétation pourrait même paraître insultante. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-9091248624626388430?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/9091248624626388430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=9091248624626388430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/9091248624626388430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/9091248624626388430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/08/propos-de-laudition-de-ccilia-sarkozy.html' title='A propos de l&apos;audition de Cécilia Sarkozy'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-6613941521998542912</id><published>2007-08-21T15:21:00.001+02:00</published><updated>2007-08-21T15:21:58.593+02:00</updated><title type='text'>De la continuité dans les errements de la politique étrangère française</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En politique étrangère, la rupture attendra. C’est ainsi que l’on pourrait résumer les premiers mois de la nouvelle présidence et de la « nouvelle » majorité. Après les flirts libyens de Madame la présidente, deux nouvelles affaires intéressantes sont venues perturber le mois d’août.&lt;br /&gt;Il y a d’abord eu la crise financière, ou plutôt la crise boursière puisque c’est avant tout de cela qu’il s’agit. Lors de cet épisode douloureux pour les portefeuilles de nombreux français actionnaires, le président était encore en vacance (la quatrième semaine de vacance en trois mois, la France qui travaille aimerait être aussi bien traitée que son président…) Loin de se désintéresser du sort de ces électeurs l’hyperactif préz’, a voulu réagir. Constatant que la crise s’aggravait, il s’est donc fendu d’une lettre à son amie Angela, actuelle présidente du G8, pour lui demander de convoquer d’urgence une réunion extraordinaire afin de prendre les mesures nécessaires pour endiguer le phénomène. Les allemands ont poliment ignoré la demande française. La raison en est extrêmement simple : les organisations internationales, et notamment européennes, ont parfaitement réagi, sans qu’il soit nécessaire de dépenser des sommes faramineuse pour organiser une énième rencontre entre Chefs d’Etats, au grand dam de notre président, amateur de photo de groupe. En effet, la Commission et surtout la très indépendant banque centrale européenne ont immédiatement pris les mesures nécessaires pour limiter les effets de la crise boursière d’origine transatlantique. En sommes, les institutions si vertement critiquées pour leur indépendance, leur technocratisme, ont réussi à endiguer une crise qui trouve son origine au cœur du modèle capitalistique défendu par le président français et son nouvel ami américain.&lt;br /&gt;Ainsi, contrairement à ce que laissaient entendre les critiques françaises sur l’absence de contrôle politique des institutions bancaires, nul besoin de Chefs d’Etats pour réagir à une crise financière, nul besoin de mettre la BCE sous tutelle pour lui permettre de limiter l’impact de la crise sur les portefeuilles des français, nul besoin de super-sarko pour que la BCE et la commission européenne remplissent leur rôle. Etonnant. La France apprend stupéfaite que le monde peut se passer de son président pour résoudre des problèmes.&lt;br /&gt;Bien entendu, la presse française, après avoir annoncé à grand renfort de titre en gras et en majuscule la formidable initiative française d’envoyer une lettre à Angela, s’est globalement tue en ce qui concerne la réponse, ou plutôt l’absence de réponse, allemande. Elle s’est également bien gardée de fournir à ces lecteurs-consommateurs une analyse montrant à quel point les institutions internationales et européennes avaient été efficaces pour endiguer la crise. Point de crime de lèse-majesté !&lt;br /&gt;Le deuxième épisode tragi-comique est l’œuvre de notre ministre des affaires étrangères qui a pourtant l’art, depuis le début de son mandat, de se faire le plus discret possible. Après avoir brillamment « inexisté » dans l’affaire libyenne, poussant le ridicule jusqu’à se faire photographier souriant et benêt sur une terrasse en Corse avec sa femme, pendant que la femme du président lui piquait son job, le French doctor a probablement estimé que la plaisanterie avait assez duré et qu’il était l’heure de se mettre au travail. Et pof, voila qu’en deux temps trois mouvements il se retrouve à Bagdad. Voyage surprise apparemment. Etrange. Pourquoi surprise ? S’il s’agit d’un voyage improvisé est ce vraiment sérieux, dans la mesure où le dossier irakien est extrêmement sensible ? Est il possible d’organiser un voyage de cette nature en quelques heures ? Difficile à croire. Que faut il penser d’un ministre qui décide à l’improviste de ces déplacements internationaux ? Et si, comme cela est probable, il s’agit en réalité d’une visite prévue, pourquoi la faire passer pour « surprise » ? A ces interrogations, la seule réponse qui me vient à l’esprit est résumée en une formule lapidaire d’origine anglo-saxonne : The show must go on !&lt;br /&gt;Peu importe la forme cependant. Ce qui compte c’est évidemment le fond. Qu’est allé faire notre ministre humanitaire à Bagdad, quels enseignements en a-t-il tiré? Le titulaire du Quai d’Orsay est allé sur place se rendre compte que la situation était… pourrie. Il en tire une conclusion : il faut que la France, l’Europe et les Nations Unies s’investissent dans le dossier. Parfait, nous sommes d’accord. Sauf que pour arriver à cette conclusion je n’ai même pas eu besoin de prendre le métro ou d’interroger un seul irakien. C’est une évidence, depuis malheureusement de trop longues années. Alors que faire ?&lt;br /&gt;S’il est évident qu’une présence européenne en Irak et une action concertée des européens à l’ONU pourrait sans doute accélérer le règlement de la crise irakienne, cette présence et cette action européenne sont loin d’être acquises. Pour cela, il faudrait que l’Europe se dote d’une politique étrangère commune et d’une véritable armée européenne, il faudrait également qu’elle puisse être représentée en tant que telle à l’ONU. Or, sur ces deux dossiers primordiaux pour l’avenir des relations internationales, silence radio. Aucune initiative à l’ordre du jour. Bien au contraire, le « retour de la politique en Europe » annoncé par le président dans son discours de Strasbourg, signifiant en réalité un retour à une diplomatie fondée sur la puissance des Etats souverains, représente un obstacle sérieux à la réalisation concrète des ambitions affichées par la diplomatie française.  Alors finalement il ne s’agit que de continuer à alimenter ce fameux paradoxe français, merveilleusement mis en lumière par Robert Toulemon dans son livre « Aimer l’Europe ». Un paradoxe qui consiste à systématiquement faire référence à la nécessité d’Europe sans pour autant permettre à l’Europe de s’affirmer. Le French doctor se range du côté des cabris, beuglant « Europe, Europe », mais incapables d’en tirer les conséquences politiques. Au diable la rupture. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-6613941521998542912?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/6613941521998542912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=6613941521998542912' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6613941521998542912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6613941521998542912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/08/de-la-continuit-dans-les-errements-de.html' title='De la continuité dans les errements de la politique étrangère française'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-1108201147779639326</id><published>2007-08-02T12:36:00.000+02:00</published><updated>2007-08-05T13:03:29.374+02:00</updated><title type='text'>Les journalistes dans l'ère Sarkozy... ou de la nécessité de quitter le monde des Bisounours.</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Après l’histoire de l’eurogroupe et de la dette française voici arriver l’affaire des contrats avec Khadafi. Deux affaires qui devraient pousser l’immense majorité des journalistes français à faire un rapide et utile examen de conscience (est-il vraiment utile ici de souligner les efforts fait par la presse satyrique française pour maintenir un minimum d’indépendance dans le paysage médiatico-journalistique ?).&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;En effet à ces deux occasions la presse quasi-unanime, y compris celle qui se réclamait il y a peu d’opposition, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;s’est empressée de saluer l’efficacité du président pour traiter brillamment ces affaires. Lors de la première, Sarky Potter aurait ensorcelé Junker et ses amis, qui auraient finalement applaudi à la décision française de ne pas respecter ses engagements financiers. Dans la seconde affaire, sa sorcière bien aimée aurait bluffé un des dictateurs les plus dingue de la planète qui aurait, dans un geste de compassion, décidé de libérer celles qu’ils faisaient torturer depuis des années, en échange d’un petit bisou. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La réalité, malheureusement, nous oblige à sortir du monde des Bisounours. En ce qui concerne la dette, on apprendra plus tard, une fois les louanges largement distribuées, que nos partenaires européens ne l’entendent pas exactement de la même façon que notre président, et en ce qui concerne les infirmières bulgares, nous aurions bradé la technologie nucléaire et promis au terroriste libyen armes, munitions, tanks, rafales, ect… Bref nous apprenons, un peu tard, et surtout après que la presse unanime ait saluer dans un concert de louanges les exploits du couple présidentiel, que Sarko n’est pas Mandrake et que le seul tour de passe-passe qu’il réussit régulièrement est à l’encontre des journalistes, et que Cecilia n’est pas la fée Viviane et n’arrive pas à transformer un dangereux criminel en dirigeant plein de piété. En sommes, nous apprenons ce que nous aurions toujours du savoir, à savoir qu’un homme est un homme, un terroriste est un terroriste, et que nous sommes toujours cocus. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ce qui est le plus inquiétant dans cette affaire c’est la (très relative) prise de conscience de certains louangeurs, qui se demandent aujourd’hui s’ils n’ont pas agi un peu légèrement en brossant, brossant, les talonnettes présidentielles. Il faudrait donc admettre, à la lumière de ces repentances, la bonne foi de certains admirateurs récemment convertis et qui semblent s’offusquer d’être manipulés. Pourtant, il n’aurait pas fallu grand-chose à ces maîtres de l’info pour qu’ils réalisent immédiatement que le pays des merveilles qu’on tachait de leur présenter pouvait difficilement être une représentation fidèle de la réalité. Il eut suffit pour cela de voir les choses telles qu’elles ont toujours été.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Au lieu de cela, notre presse nationale a décidé de jouer la partition du nouveau chef d’orchestre, mettant dans sa poche son indépendance, son regard critique, ses suspicions. Elle a succombé à la vision du monde des Bisounours, sans réfléchir, sans s’interroger sur le pourquoi, le comment. Alors, voila que certains se confondent en excuses et justifications, « nous ne pouvions pas savoir », « Sarkozy a joué finement », « et puis, est-on vraiment sûr de tout cela ? ». Certes. Néanmoins, Sark’Houdini n’en est guère à son coup d’essai en matière de communication, et les journalistes qui le suivent ne sont, me semble-t-il, pas nés de la dernière pluie. En sommes, les acteurs se connaissent et avec le temps, les observateurs devraient être en mesure de détecter les effets spéciaux et les trucages. Surtout lorsque l’on s’aperçoit qu’à nos frontières ces mêmes professionnels ne succombent pas et réussissent à déjouer les stratagèmes, qui, personnellement me paraissent vraiment grossiers. Sans doute. Mais ce serait oublier le bonheur qu’il y a à se laisser berner, le plaisir de succomber, la douceur ouatée de ces petits nuages qui composent le joli monde des Bisounours. Comment résister à tout cela ? Comment se résigner à ne pas croire en James Bond, comment accepter que le père noël n’existe pas ? &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Je sais, tout cela est difficile, surtout lorsqu’il semble qu’une part importante de la population ait décidé de s’accrocher coûte que coûte à son petit nuage ouaté. Je pense pourtant qu’il faut choisir, entre le nuage et le métier de journaliste, entre la couverture de Paris Match et l’analyse politique, et je pense aussi qu’il serait bon que certains de nos journalistes se rendent compte que finalement il n’y a plus beaucoup de place sur le nuage et qu’ils décident par eux-mêmes de redescendre sur terre, là où la réalité est parfois difficile à digérer. Ce n’est guère une question de compétence, car pour voir clair dans le jeu sarkozien il ne faut pas être doté de beaucoup de perspicacité, la partition est celle d’une marche militaire. Il suffit d’accepter de ne pas marcher dans le rythme, de s’arrêter sur le bord de la route et regarder le défilé passer. Il suffit en sommes de ne pas succomber au rythme endiablé de la samba présidentielle et de reprendre, comme dans toute démocratie, une capoeira habile bien que moins spectaculaire : d’un côté le pouvoir, de l’autre, la presse libre. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-1108201147779639326?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/1108201147779639326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=1108201147779639326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/1108201147779639326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/1108201147779639326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/08/les-journalistes-dans-lre-sarkozy-ou-de.html' title='Les journalistes dans l&apos;ère Sarkozy... ou de la nécessité de quitter le monde des Bisounours.'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-3692821494830362837</id><published>2007-07-18T11:07:00.000+02:00</published><updated>2007-07-18T11:13:53.158+02:00</updated><title type='text'>Le sumbolon ne sumbalein plus rien</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Un romain en perdrait son latin. Il y a quelques semaines, alors que les gouvernements européens décidaient lâchement d’abandonner l’objectif constitutionnel européen et donc le retrait de toute référence aux symboles de l’Union dans les texte européens, beaucoup de proeuropéens distraits nous rassuraient en expliquant doctement que cela n’avait qu’une importance toute relative puisqu’il s’agissait simplement de symboles… &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Depuis dimanche au contraire, beaucoup de ces mêmes proeuropéens distraits se réjouissent de voir défiler les armées des pays européens sur les Champs Elysées, en nous expliquant, toujours doctement, toute l’utilité de ce symbole fort. Puis, sont venus les drapeaux, au quai d’Orsay d’abord, reprenant la symbolique de la photo présidentielle, et aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Tous ces symboles sont allègrement salués par les proeuropéens, toutes tendances confondues. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Alors, il semblerait que dans un cas nous ne devrions ne pas nous inquiéter de la disparition des symboles, dans l’autre nous devrions au contraire nous réjouir de la portée symbolique d’un défilé militaire ou de l’affichage du drapeau étoilé. Face à cette position pour le moins virevoltante au sujet des symboles je reste perplexe. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Revenons sur la signification du mot. Le mot symbole dérive du grec &lt;i&gt;sumbolon&lt;/i&gt; qui dérive du verbe &lt;i&gt;sumbalein&lt;/i&gt; &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;signifiant « mettre ensemble », « joindre », « comparer », « échanger », « se rencontrer », « expliquer ». En fait le « &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt; » était constitué des &lt;span style=""&gt;deux morceaux d'un même objet brisé&lt;/span&gt;. Le &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt; était utilisé pour montrer que l’on s’engageait dans un contrat. Chaque partie recevait un des morceaux. Il s’agissait alors de symboliser son engagement. Par la suite d’autres objets, comme l’alliance, ou même des gestes, comme la poignée de main, ont pu remplacer le &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt;, tout en remplissant cette fonction de représentation. Le symbole n’est donc pas quelque chose de superflu, il est au contraire un élément nécessaire de toute communauté organisée puisqu’il représente l’institution la plus fondamentale de toute communauté humaine, la capacité de s’engager. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Reprenant ce sens étymologique, il apparaît évident que les symboles de l’Union européenne conservent cette valeur de représentation d’un engagement. Il s’agit, par les symboles européens, de représenter l’engagement des Etats européens à faire partie d’une Union plus grande. A l’inverse le choix délibéré, accepté de façon incompréhensible par des gouvernements qui se qualifient de proeuropéens, de retirer les symbole,s signifie naturellement une volonté de revenir sur cet engagement. Il s’agit pour les Etats européens d’aller récupérer le tesson du &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt;, en oubliant ainsi leur engagement. &lt;br /&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Pourtant, parallèlement à ce choix dramatique, les symboles sont utilisés de façon ostentatoire par le gouvernement français. Il s’agit, après avoir retiré la moitié du &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt; des mains de l’Union, d’en faire un usage nouveau. Le &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt; qui était alors partagé, entre une souveraineté nationale et une souveraineté européenne, n’est plus que dans les mains des Etats, ceux-ci peuvent jouer avec, le montrer entier ou le diviser pour n’en garder qu’une moitié et faire disparaitre l’autre moitié. Le sens de l’usage actuel des symboles européens est donc celui-ci. Désormais, ils appartiennent aux Nations, l’Europe n’existe que par leur bonne volonté, les Nations ont les deux morceaux du &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt;, elles peuvent l’exhiber pour faire plaisir au bon peuple, ou le cacher si elles le trouvent trop encombrant. Le &lt;i style=""&gt;sumbolon&lt;/i&gt; ne &lt;i style=""&gt;sumbalein&lt;/i&gt; plus rien, il n’est plus qu’un tesson sans valeur, ayant perdu sa capacité à représenter un rêve, un avenir, un engagement. Ainsi, sans l’engagement, le symbole n’existe plus. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-3692821494830362837?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/3692821494830362837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=3692821494830362837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/3692821494830362837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/3692821494830362837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/07/le-sumbolon-ne-sumbalein-plus-rien.html' title='Le sumbolon ne sumbalein plus rien'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-7256281258941874514</id><published>2007-07-17T15:15:00.000+02:00</published><updated>2007-07-17T15:20:22.466+02:00</updated><title type='text'>Platon contre Aristote?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce &lt;a href="http://www.sylvie-goulard.eu/txt/14.htm"&gt;court post de Sylvie Goulard&lt;/a&gt;, présidente du Mouvement européen – France m’a particulièrement interpelé. Je me propose de le commenter en apportant quelques précisions qui me paraissent nécessaires. Merci en tout cas à Sylvie Goulard d’entretenir un débat qui me semble fondamental pour clarifier le sens de notre avenir commun, nécessairement européen.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;« Faut-il être idéaliste ou réaliste ? Aspirer à une utopie dans toute sa pureté ou, au nom des réalités terrestres, nouer des compromis ?&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le débat qui déchire les partisans de l’Europe après la conclusion d’un accord a minima au Conseil européen du 21 juin n’est pas nouveau. C’est le débat récurrent de la construction communautaire. C’est l’un des débats éternels de l’action publique.&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Raphaël, dans L’académie d’Athènes, la symbolisé avec génie : paume de la main tournée vers le sol, Aristote semble freiner le mouvement. D’un air sévère, Platon l’enjoint de regarder le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissions nous combiner les deux approches, ne pas perdre de vu notre idéal, ne jamais le sacrifier mais ne pas non plus en devenir esclave au point de ne pas trouver les chemins et le rythme de l’action terrestre. »&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Indirectement visés, sans doute, d’une part ceux qui, à l’instar des fédéralistes, condamnent les conclusions du Conseil européen, et estiment que beaucoup trop a été sacrifié, et d’autre part, ceux qui, à l’instar de nombreux commentateurs politiques proeuropéens, estiment qu’il s’agit là d’un redémarrage utile de la construction européenne. Les premiers seraient idéalistes, platoniciens, les second plutôt réalistes et donc aristotéliciens. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sans vouloir revenir sur une querelle philosophique déjà ancienne, il me semble difficile de considérer les premiers comme de purs idéalistes. En effet, l’école fédéraliste s’efforce de faire converger, à l’instar de Proudhon, les deux âmes historiques de la philosophie classique européenne. Si parfois les fédéralistes sont qualifiés de kantiens, et donc d’idéalistes, c’est essentiellement en référence à un ouvrage relativement isolé du penseur allemand : Vers la paix perpétuelle. Dans ce court ouvrage, le philosophe des Lumières s’interroge sur la possibilité d’éliminer définitivement la guerre, qui risque, à terme de détruire l’humanité. L’ouvrage se divise en deux parties, la première contenant un ensemble de prescriptions à mettre en œuvre pour atteindre progressivement un état de paix. La seconde partie résume les grands principes qui guideront cette nouvelle organisation internationale. Ainsi, Kant s’efforce de concilier l’idéal, l’état de paix perpétuelle, et le possible, les articles préliminaires à l’établissement de la paix. L’idéal est lui-même défini par rapport à un impératif : éviter l’autodestruction de l’humanité. Cet ouvrage marque une véritable rupture car il se démarque des projets idéalistes des pacifistes tel que l’abbé de Saint Pierre mais également des idées mercantilistes et matérialistes des penseurs politiques de l’époque. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il est possible, afin de démontrer le réalisme des proposition kantiennes, de décrire comment ces principes ont effectivement guidé l’action de nombreux Etats, notamment dans l’après guerre. La création de l’ONU, l’action des institutions internationales financières et la question de la stabilité monétaire, la création des Cours de justice internationales, la construction progressive d’unions d’Etats, le développement de la démocratie, sont des phénomènes qui répondent aux prescriptions kantiennes. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui, l’action des fédéralistes européens répond à cette même exigence, élégamment résumée par Max Weber : « Rêver l’impossible pour réaliser le possible. » Weber utilise cette formule pour définir le héros politique. Ce héros politique est précisément un héros car il arrive à conjuguer l’être et le devoir-être, le possible et le nécessaire. &lt;/p&gt;  &lt;p style="text-align: justify;"&gt;Spinelli, grand lecteur du sociologue autrichien, considérait que la justesse d’une idée politique ne dépend pas de sa capacité à se réaliser immédiatement mais dans le fait qu’elle est capable de renaitre après chaque défaite. L’idéal devient ainsi le moteur fondamental du réel, ou du possible, mais ce possible reste au service de l’idéal. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’idée fédéraliste n’est donc pas un pur idéal et les fédéralistes ne sont pas de simples idéalistes. L’idéalisme ou plus exactement l’utopisme consiste au contraire à penser que les objectifs nécessaires à la survie et au développement de l’humanité peuvent être atteint en maintenant la division du monde en petit états souverains. L’utopisme en Europe est aujourd’hui représenté par la pensée de ceux qui considèrent que l’Europe peut progresser en se fondant sur la bonne volonté des Etats. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’idéal fédéraliste n’est pas l’union à tout prix, mais bien la construction de la paix. Cet idéal repose en fait sur une simple réalité : si la paix n’est pas préservée, l’humanité disparaîtra. Pour parvenir à cet idéal, les fédéralistes embrassent une attitude politique réaliste, qui consiste à ne pas perdre de vue l’essentiel, actuellement le renforcement de la démocratie internationale, au détriment de l’accessoire. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Certes, les fédéralistes savent que la tâche est immense et difficile. Spinelli écrivait dans ses mémoires, à propos de son départ de l’île de Ventotene : « Pour l’heure je n’avais, outre à moi-même, qu’un Manifeste, quelques Thèses, et trois ou quatre amis, qui m’attendaient pour savoir si l’action dont nous avions tant parlé serait véritablement commencée. » Comment ne pas entrevoir dans ces lignes une référence à cet autre grand résistant italien, Gramsci, dont l’action devait se résumait en cette formule lapidaire : « Le pessimisme de la réalité, l’optimisme de la volonté. » &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-7256281258941874514?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/7256281258941874514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=7256281258941874514' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7256281258941874514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7256281258941874514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/07/platon-contre-aristote.html' title='Platon contre Aristote?'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-4530583210452414003</id><published>2007-06-26T15:06:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T15:07:47.128+02:00</updated><title type='text'>Calamiteux...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il va falloir reprendre le flambeau de la protestation européenne. Depuis quelques années, les pro-européens ont suivis, parfois enthousiastes, souvent inquiets mais attentifs, les évolutions du dossier constitutionnel. Même après les Non, les européens ont continué à soutenir une démarche démocratique, réaliste et qui permettait enfin de réaliser rapidement l’objectif d’une union politique du continent.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les vingt sept Etats ont signé le texte issu de ce processus constitutionnel, dix huit ont ratifié la Constitution, le Parlement européen s’est exprimé plusieurs fois avec des majorités écrasantes pour soutenir la démarche constitutionnelle, les enquêtes d’opinion montrent encore aujourd’hui que les opinions publiques européennes sont très majoritairement en faveur d’une Constitution européenne. Il faudrait aujourd’hui, à l’instar du journal Libération et alors que l’objectif constitutionnel a été consciemment écarté, considérer que « l’UE est sauvée ». Sauvée de quoi, comment, par qui ? &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce qui apparaissait comme une nécessité impérieuse dans la bouche des commentateurs politiques comme de celles de nombreux responsables est aujourd’hui devenue tellement secondaire que l’abandon de cette ambition s’apparente à un sauvetage de l’Union. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Et bien NON. Ce qui était vrai hier l’est encore aujourd’hui, et davantage encore puisque le temps passe : l’Europe a besoin d’une Constitution. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Or, contrairement à hier, quand cet appel des fédéralistes, pourtant pragmatique, faisait référence à un souhait, aujourd’hui ce slogan renvoie à un texte qui existe bel et bien : le traité constitutionnel. C’est ce texte, cette ambition, que les Chefs d’Etats et de gouvernements ont décidé, seuls, de mettre au placard. Les citoyens européens se doivent de réagir. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La méthode conventionnelle aussi imparfaite soit-elle avait permis aux citoyens d’être mieux représentés dans les négociations européennes, elle avait permis surtout de dépasser l’éternelle négociation entre intérêts nationaux, nécessairement incompatibles entre eux, et qui ne peuvent naturellement se concilier avec l’idée d’un intérêt général européen. Le résultat du sommet n’est que l’exhumation d’une méthode anti-démocratique qui a fait les beaux jours de l’Europe technocratique et qui a éloigné de plus en plus le projet européen des citoyens.&lt;br /&gt;Depuis 1979, avec la première élection du Parlement européen au suffrage universel, l’Union essaye péniblement de redresser la barre. Les obstacles sont nombreux et le nationalisme encore triomphant, mais en l’espace de 25 ans l’Europe a pu se transformer et s’éloigner des fastes dorés mais paralysant de la méthode diplomatique. La citoyenneté européenne a été reconnue, l’Union s’est dotée de symboles, un drapeau, un hymne, une devise, la démocratie et la transparence ont pénétré progressivement les institutions européennes, notamment au niveau des réformes de l’Union elle-même, et la Constitution était sur le point d’entrer en vigueur. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il a fallu un triste NON, et surtout un petit groupe de partisans fanatiques de l’intergouvernementalisme et du nationalisme d’un autre âge&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;pour que ces beaux résultats soient balayés. Nous revoilà entre bien pensants, diront certains européens prêt à sacrifier leurs idéaux pour quelques maigres avancées techniques et qui considèreront sans doute que Messieurs Kaczinsky, Blair et Klaus sont des européens bien plus fréquentables que ces démocrates fanatiques qui à force de vouloir poursuivre leur rêve risquent la paralysie. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, pour les fédéralistes, la ligne du Piave ou celle de Maginot a été franchie. La volonté de rouvrir les négociations sans aucune garantie démocratique, l’absence de perspectives d’évolutions rapides suite à ce compromis au rabais, le refus de persévérer dans des domaines indispensables pour l’avenir de l’Europe et le bien être de ses citoyens, en matière de politique étrangère, affaires intérieures, politiques fiscale, économique et sociale sont des éléments qui ne peuvent naturellement pas avoir pour conséquence une adhésion, quelqu’elle soit, aux travaux des chefs d’Etats et de gouvernements. La ligne de division est aujourd’hui claire, entre d’une part les gouvernements nationalistes et les unionistes qui se méfient de la démocratie européenne et d’autre part les européens cohérents qui plaident pour une Europe démocratique et efficace. D’une part les gouvernements, de l’autre le peuple européen.&lt;br /&gt;Il est fort à parier qu’un certain nombre de gouvernements qui paraissaient particulièrement attachés au projet constitutionnel réalisent rapidement qu’ils ont cédé plus que de raison. Il est également probable que très rapidement les européens sincères qui semblent aujourd’hui pousser un « ouf » de soulagement réalisent qu’avec un tel accord et une telle méthode l’Europe sera impuissante, incapable d’affronter les défis du XXIème siècle et surtout bloquée. Ils doivent maintenant entrer en résistance, marteler avec insistance la nécessité d’une Constitution, affirmer clairement qu’aucun recul par rapport au texte issu de la Convention ne saurait être accepté et, si nécessaire, tirer toute les conséquences de l’impossibilité d’un compromis en décidant d’aller de l’avant malgré le mécontentement de certains. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui comme hier, le monde a besoin d’Europe et l’Europe a besoin d’une Constitution. Ne laissons pas les gouvernements nationalistes imposés leur volonté et reprenons le flambeau lâchement abandonné par des gouvernants irresponsables. La construction d’une fédération européenne demeure le combat le plus urgent à mener pour l’ensemble des forces démocratiques européennes. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-4530583210452414003?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/4530583210452414003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=4530583210452414003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/4530583210452414003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/4530583210452414003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/06/calamiteux.html' title='Calamiteux...'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-7149690115480083458</id><published>2007-06-22T16:33:00.001+02:00</published><updated>2007-06-22T16:34:57.810+02:00</updated><title type='text'>Et s'il était déjà trop tard...</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Les discussions importantes commencent diront les uns. Que va-t-il bien pouvoir sortir de ce sommet s’interrogeront les autres. On encore, que pourra bien faire la CIG de son mandat ? Pourtant, il est fort probable que quelque soit le résultat du sommet, l’Europe est d’ores et déjà engagée dans la voie de la régression ou au mieux de l’immobilisme. Certains considèreront, peut être à raison, que finalement le sommet n’est que la conséquence directe du Non français, d’autres situeront l’origine du « mal » en amont, avec la décision du président français de soumettre le texte au référendum, d’autres encore considèrent déjà sans doute que tout cela était prévisible étant donné les piètres résultats de la Convention ou mieux encore vu le caractère illégitime de la composition de cette même Convention. Une seule chose est certaine, l’élan curieusement né sur l’échec du Traité de Nice s’est cassé. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;La décision d’associer les citoyens au processus de refonte de l’Union, la volonté de doter enfin l’Europe d’une Union politique et donc d’une Constitution, la conscience qu’il fallait au plus vite remédier à l’impuissance européenne, toutes ces idées sont aujourd’hui bien lointaines. Ce qui compte désormais pour les Chefs d’Etats et de gouvernements c’est satisfaire la Pologne, faire en sorte que les britanniques ne bloquent pas trop, pouvoir se présenter devant leurs propres concitoyens avec quelques victoires nationalistes en poche, tout en ayant faire preuve de bonne volonté pour contenter tout le monde. Difficile de concilier ces objectifs avec ceux qu’affichaient enthousiastes les démocrates dans toutes l’Europe il y a quelques années seulement. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Car ce qui est le plus gênant dans ce Conseil ce n’est probablement pas le résultat des discussions, aussi médiocre soit-il. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;C’est son existence même qui est critiquable. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le retour à la discussion diplomatique, aux arrangements bilatéraux, aux alliances stratégiques contre-nature, cette régression démocratique constitue le plus grand mal que pouvaient faire les dirigeants européens à une Europe déjà moribonde. Si l’Europe est aujourd’hui parfois mal-aimée, c’est précisément à cause de ces méthodes qui tiennent les citoyens éloignés du politique, qui rendent les enjeux incompréhensibles, et font le beaux jours des populistes dans toute l’Europe. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;S’il y a un enseignement à tirer du Non français c’est sans doute celui-ci. Le seul qui ait été singulièrement oublié. Si les citoyens français se sont opposés à cette Constitution c’est bien parce que l’Europe a été construite loin d’eux, et leur a souvent été présentée comme se construisant contre eux. C’est la conséquence directe d’une méthode anti-démocratique. Et sur &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;cette méthode anti-démocratique devraient reposer aujourd’hui tous les espoirs de relance de l’Europe ? La perplexité est légitime. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-7149690115480083458?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/7149690115480083458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=7149690115480083458' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7149690115480083458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7149690115480083458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/06/et-sil-tait-dj-trop-tard_22.html' title='Et s&apos;il était déjà trop tard...'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-6668672123595966047</id><published>2007-06-20T10:05:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T13:32:12.051+02:00</updated><title type='text'>CQFD...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Les lecteurs de ce blog et du Taurillon, et particulièrement ceux qui ont suivi le débat au sujet du pacte européen d’EuropaNova, doivent être heureux et peu surpris d’apprendre la nomination de Guillaume Klossa, président d’EuropeNova, auprès de Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes. Il me semble donc que ce qui était prévisible est devenu réalité, à savoir qu’à force de caresser M. Sarkozy dans le sens du poil, mettant au placard tout esprit critique et toute honnêteté intellectuelle, le président d’une association soi-disant neutre politiquement se retrouve là où il voulait sans doute être. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Or, s’il est possible de se réjouir de voir ce militant de l’Europe politique (quid ?) participer à une action gouvernementale, cela ne fait que confirmer la mauvaise impression que j’avais en lisant le traitement des réponses des deux candidats sur ce fameux pacte. Cela ne fait également que confirmer la logique du « service rendu » qui apparait comme un des traits les plus néfaste de l’engagement politique en France. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il me semble pour ma part que la nécessité d’avoir une société civile organisée, libre indépendante et pourtant politique, est une nécessité dans un pays où le débat démocratique a lieu à l’extérieur d’un parlement, chambre d’enregistrement. En matière d’Europe, règne de la langue de bois, domaine maltraité et souvent sacrifié sur l’autel de la communication populiste, cela est d’autant plus nécessaire. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Il me reste une interrogation : qu’adviendra-t-il des « Etats généraux européens» et dont la première édition a eu lieu à Lille ? Seront-ils organisés, soutenus, pilotés, contrôlés par le pouvoir politique, et donc vidés de leur sens ? Ou le Mouvement européen, co-organisateur de ces rencontres sera-t-il suffisamment avisé et indépendant pour tirer toutes les leçons d’un copinage qui a déjà couté cher à l’Europe. Les citoyens ont envie d’entendre une voix libre, honnête, indépendante s’exprimer sur ce sujet qu’ils comprennent mal. Ils se méfient, à juste titre, des avis trop proches du pouvoir. Le référendum a été sans doute en partie perdu parce qu’une telle voix ne s’est pas faite entendre pour soutenir le projet constitutionnel. Continuerons nous sur cette voie ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L’exemple de Klossa, qui, à mon sens, a vendu son royaume pour un maigre plat de lentilles, n’est sans doute pas un exemple à suivre de ce point de vue. Bonne chance cependant à Guillaume, la tâche est énorme, et déjà si mal entamée. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-6668672123595966047?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/6668672123595966047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=6668672123595966047' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6668672123595966047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6668672123595966047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/06/cqfd.html' title='CQFD...'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-6670736796460217882</id><published>2007-06-04T17:13:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T11:20:21.701+02:00</updated><title type='text'>L’Europe n’est pas l’eldorado ? Pourtant…</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;C’est en ces termes que le Premier ministre s’est exprimé aujourd’hui. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’Europe n’est pas un eldorado, et nous allons le montrer. C’est le message adressé aux candidats à l’immigration irrégulière, clandestine. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, la tragédie maltaise, la mort de dix-huit personnes dans les eaux européennes la semaine dernière, la mort d’individus qui venaient rechercher sur les côtes européennes un espoir, aurait du susciter chez le nouveau premier ministre une autre réaction que la recherche absurde de coupables : « Tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d'une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer ». J’imagine que les familles de ces malheureux sont ravies de savoir que l’on tient enfin les responsables&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Car en effet, s’il s’agit de chercher des coupables, ou des responsables pour les innombrables morts, pour les continuelles tragédies humaines qui accompagnent aujourd’hui le phénomène de l’immigration illégale, la France figure naturellement au premier rang. L’hypocrisie d’un gouvernement qui sait qu’aucun clandestin ne débarquera sur ses côtes et qui laisse à nos voisins méditerranéens la charge d’un phénomène migratoire qui concerne en réalité l’ensemble de l’Europe est patente. Les traitements inhumains et dégradants que doivent subir ces personnes, que ce soit lors du voyage, lors du séjour, de l’arrestation ou de la reconduite à la frontière, ne sont pas l’œuvre de « ceux qui promettent des papiers à tout le monde », mais bien d’un gouvernement qui a depuis longtemps annoncé la couleur. La répression n’est pas une nouveauté pour les sans-papiers en France. Et les quelques 25 000 individus que le nouveau ministre de l’immigration compte raccompagner chez eux cette année ne sont ni l’amorce d’une solution, ni même le début de la résolution d’un problème.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Car il s’agirait effectivement de s’interroger sur la nature exacte du problème. Comment un si faible nombre d’individus peut il déstabiliser l’ordre au point de mobiliser tant de moyens pour le combattre et de focaliser à ce point le débat public ? En réalité, le problème de l’immigration illégale et la façon dont notre société a décidé de le combattre n’est que le reflet de nos peurs et de nos névroses. L’immigration n’a jamais été un problème pour un Etat qui avance, qui progresse. Elle apparait comme une menace le jour où nous devenons inquiets. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors, oui, effectivement, de ce point de vue, M. Fillon a raison. Pour les français, l’Europe n’est pas l’eldorado. Et pourtant… ils ont bien tord. Car elle pourrait fort y ressembler… il suffirait d’y croire et d’abandonner quelques idées reçues...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-6670736796460217882?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/6670736796460217882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=6670736796460217882' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6670736796460217882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/6670736796460217882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/06/leurope-nest-pas-leldorado-pourtant.html' title='L’Europe n’est pas l’eldorado ? Pourtant…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-3649449540912918214</id><published>2007-05-15T15:26:00.000+02:00</published><updated>2007-06-03T18:34:58.930+02:00</updated><title type='text'>Quand les tchèques et les italiens constatent une solide « division ».</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Romano Prodi était en visite à Prague. Visite politique bien sur, rencontre avec le premier ministre Topolanek et le président Klaus. Visite à un pays ami et un gouvernement… qui l’est visiblement beaucoup moins. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Prodi repart de Prague avec le sentiment d’avoir rendu visible une profonde division sur la vision de l’avenir de l’Union européenne. D’un côté, le gouvernement italien, profondément europhile voir fédéraliste, avec à sa tête l’ancien président de la commission, comme ministre des affaires européennes une ancienne commissaire, et comme ministre de l’économie un des pères de la monnaie unique. D’autre part, une coalition d’eurosceptiques, menée comme un seul homme par le président populiste. Evidemment, la rencontre pouvait difficilement se solder par un consensus sur l’Europe. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Deux extraits des déclarations respectives permettent sans doute, mieux qu’un quelconque commentaire, de comprendre la distance entre les deux positions.&lt;br /&gt;Topolanek, le premier ministre tchèque affirme : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;« Nous refusons tout symbole supranational : ce traité a dépassé les intentions originales. » Il s’est ainsi clairement prononcé contre l’extension du vote à la majorité qualifiée, mais a également demandé que certaines compétences « reviennent, du niveau européen, au niveau national, voir régional. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Prodi, au contraire, a insisté sur la nécessité de dépasser le blocage du à l’unanimité et a réaffirmé que l’Italie était prête à discuter d’éventuelles modifications, mais que le texte de base pour le travail restait le texte issu de la Convention et ratifié par 18 Etats. Il a en outre soutenu l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses, nécessaires pour surmonter l’euroscepticisme ambiant et permettre à certains Etats de construire dés maintenant l’Europe de demain. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Ainsi, deux visions de l’avenir se sont affrontées. Ou plutôt une vision du passé, empreinte d’un nationalisme primaire, qui n’a plus rien à offrir au monde d’aujourd’hui, et une vision ouverte sur l’avenir, préfigurant un monde pacifié. Chacun est naturellement libre de choisir entre ces deux visions du monde. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Cependant, ce qui me parait le plus remarquable dans cet échange c’est le fait que Prodi ait décidé de mettre sur la table ces divisions, de ne pas les cacher ou les dissimuler et d’affirmer clairement sa vision du futur, quitte à ne pas contenter le gouvernement tchèque. Pas de langue de bois et beaucoup de franchise, voila sans doute ce qui caractérise le mieux la position de Prodi. Une position qui devrait inspirer bon nombre de gouvernement qui se clament européen mais attendent sagement que le train passe…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-3649449540912918214?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/3649449540912918214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=3649449540912918214' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/3649449540912918214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/3649449540912918214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/05/quand-les-tchques-et-les-italiens.html' title='Quand les tchèques et les italiens constatent une solide « division ».'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-7299837584925533018</id><published>2007-05-12T12:29:00.000+02:00</published><updated>2007-05-13T16:48:01.746+02:00</updated><title type='text'>Crise de civilisation.</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Les réflexions présentées dans cet article sont librement inspirées de l’essai de A. Spinelli, Machiavel au XXème siècle, écrit sur l’île de Ventotene en 1943 et publié en italien par Il Mulino en 1993, Machiavelli nel secolo XX, Scritti del confino e della clandestinità, 1941-1944. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ces idées ont fait l’objet d’une présentation orale lors du séminaire de formation des Jeunes européens – France à Nancy, le 3 mars 2007.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comprendre le sens de l’engagement politique pour l’Europe.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Depuis plus de 50 ans, les organisations fédéralistes et pro-européennes militent activement pour la construction d’une Europe politique et démocratique. La deuxième guerre mondiale et son cortège d’horreurs expliquent sans aucun doute pourquoi ces organisations se sont développées durant ces dernières décennies. Pourtant, il est possible d’affirmer que les raisons de cet engagement en faveur d’une véritable révolution de l’organisation politique contemporaine dépassent la simple question des rapports internationaux en Europe au XXème siècle. En effet, pour comprendre le sens de l’engagement européen il faut se plonger au cœur d’un problème historique et politique que nous qualifierons de « crise de la civilisation ». Alexandre Marc, un des pères de la pensée fédéraliste contemporaine, écrivait en 1946 un ouvrage intitulé « Civilisation en sursis ». Quel est le sens de ce titre ? Qu’est ce qu’une civilisation ? Pourquoi est il possible de considérer que notre civilisation est en sursis ? Quels sont les remèdes à cette crise ? Ce sont ces questions que nous essaierons d’étudier ici. Sans avoir la prétention ni l’ambition d’apporter des réponses définitives, il nous parait utile de préciser certains éléments fondamentaux du débat qui sont souvent ignorés par les commentateurs politiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu’est ce qu’une civilisation ?&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Pour comprendre le sens de la crise de civilisation il faut auparavant déterminer ce qui constitue une civilisation. Pour décrire une civilisation il faut s’attacher à comprendre et à étudier l’échelle de valeurs qui la soutient. En effet, les individus réunis au sein d’une collectivité recherchent souvent des fins, c'est-à-dire l’accomplissement de valeurs, qui sont souvent incompatibles entre elles. La civilisation se définit par le choix d’une échelle de valeurs, qui peut être plus ou moins complexe, et qui va permettre la structuration de la communauté humaine. Cependant, cette structuration autour des valeurs existe car il y a des hommes, les chefs, qui agissent pour leur promotion. Les chefs d’une civilisation sont ceux qui définissent l’échelle de valeurs de la civilisation ou qui considèrent cette échelle de valeurs comme la leur propre. Ainsi, une civilisation se compose en général de chefs, qui portent les valeurs de la civilisation, d’intéressés, qui tout en ne se reconnaissant par parfaitement dans les valeurs de la civilisation, jugent ces même valeurs utiles pour la réalisation de leurs fins propres, et éventuellement de contestataires qui refusent les valeurs de la civilisation et luttent donc pour l’effondrement ou la transformation radicale de celle-ci.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Politique et culture.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Ainsi, toute civilisation se développe grâce à l’activité des chefs qui maintiennent en vigueur une certaine échelle de valeurs. Nous nommerons cette activité qui consiste à gouverner la société afin de maintenir une échelle de valeurs en vigueur, la politique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Cependant, ce gouvernement sert la réalisation de fins. Il s’agit pour le politique de créer les conditions pour faire fructifier les valeurs de la civilisation. Nous nommerons cette activité qui consiste à faire vivre effectivement les valeurs de la civilisation, la culture. Si, par exemple, une civilisation place la liberté individuelle au sommet de la hiérarchie des valeurs, la politique s’emploiera à permettre aux individus de jouir effectivement de la liberté. La capacité des individus de jouir effectivement de leur liberté consistera en la sphère culturelle. Dés lors, pour réaliser cette fin, il n’est pas exclu que le gouvernement ait recours à la contrainte, qui est l’exact opposé de la liberté. Ainsi, les moyens politiques apparaissent parfois contraires aux valeurs mêmes d’une civilisation car c’est en définitive la culture qui permet à une société de réaliser effectivement les fins qu’elle s’est fixée ; la politique s’attache simplement à créer les conditions pour le développement de la culture.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notre civilisation.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Remonter aux racines de notre civilisation n’est pas une entreprise facile. Cependant, on peut admettre qu’il existe une échelle de valeurs, définie autour de la notion de personne humaine, présente dans tous les grands courants de la pensée occidentale et qui constitue le socle de notre civilisation. Il est dès lors possible de faire remonter la civilisation contemporaine au haut moyen âge, c'est-à-dire à la fin de l’Empire et au début de la féodalité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;La situation politique féodale est caractérisée par un émiettement du pouvoir. Les hommes vivent alors dans une condition de précarité et d’insécurité extrême. La lente construction des Etats modernes aura pour conséquence, grâce à la concentration progressive du pouvoir et à l’extension des Etats, d’accroître la sécurité, de réduire la violence et de permettre le développement du bien être. Cette construction est pourtant le fruit de la violence ; les Etats s’étant constitués en opprimant des populations et en détruisant des modèles de civilisations. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Le XXème siècle semble marquer la fin de ce processus. En effet, le phénomène d’agrégation sur le fondement de l’Etat national semble atteindre un point paroxysmique. L’expérience des deux conflits mondiaux montre que l’organisation du monde en Etats souverains puissants et fortement centralisés constitue désormais une menace pour la sécurité et le bien être des individus qui peut s’avérer supérieure aux maux que ces mêmes structures étatique devait éliminer. Si la féodalité se caractérise par une extrême précarité des individus dus à une concentration insuffisante du pouvoir, l’individu contemporain se trouve précarisé et peut voir son existence menacée et son bien être détruit du fait d’une concentration excessive du pouvoir. Dés lors, il est possible de considérer que notre civilisation est en crise puisque le modèle d’organisation politique de référence, l’Etat national, apparaît comme le principal danger pour la survie de cette même civilisation. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La crise de civilisation.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Une civilisation entre en crise soit pour des facteurs exogènes, une invasion, une catastrophe naturelle, soit parce que les chefs, insuffisamment nombreux, doivent consacrer l’essentiel de leur temps à la politique, c'est-à-dire au maintient en vigueur de l’échelle de valeur. La culture, véritable fin d’une civilisation s’appauvrit et finit par disparaître, ou se développe grâce à d’autres groupes : les intéressés ou mêmes les contestataire qui développe une culture totalement alternatives. Ces groupes voudront généralement à terme le pouvoir politique pour mieux assurer la réalisation de leurs valeurs. On assiste alors à un changement de civilisation qui constitue rarement un progrès aux yeux des chefs de l’ancien ordre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Une civilisation en crise se caractérise par un sentiment d’incomplétude ressentis par les individus qui composent la société ; le sens même de l’organisation sociale n’apparaît plus comme naturel puisque la politique est incapable de favoriser l’épanouissement de la culture qui est la fin réelle de la civilisation. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La crise de l’Etat nation.&lt;/span&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;La raison principale de la crise de notre civilisation est le fait que les structures politiques ne sont plus adaptées aux objectifs d’émancipation et de libération qui caractérise notre modèle de valeurs. L’organisation du monde en états souverain menace durablement notre sécurité, l’expérience historique ayant prouvé la capacité destructrice du système d’organisation politique national. Le modèle d’organisation politique n’est plus non plus capable, en contrepartie de ce risque, d’assurer le progrès des valeurs de notre civilisation. La liberté qui constitue une des valeurs principales de nos sociétés ne progresse presque plus, et dans de nombreux domaines l’aliénation demeure ou réapparaît. Les chefs concentrent l’essentiel de leur activité à essayer de conserver un pouvoir désormais stérile. La question de l’épanouissement effectif des valeurs et de la réalisation des fins de notre civilisation est progressivement abandonnée. La société apparaît de plus en plus aride, de moins en moins capable de nous satisfaire, de plus en plus fragile…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Associée à la formidable capacité destructrice de l’homme moderne, la crise de la civilisation occidentale risque, si elle n’est pas surmontée, de se résoudre par la disparition progressive de l’humanité. Les forces hostiles à la civilisation sont aujourd’hui nombreuses. Elles sont de plus en plus hostiles à l’ensemble des valeurs qui structurent notre civilisation et nécessairement de plus en plus puissantes au fur et à mesure que les valeurs de notre civilisation se déprécient, se figent. Cependant, les chefs, qui devraient garantir que ces valeurs restent en vigueur apparaissent également comme des obstacles à l’accomplissement des fins de la civilisation car ils refusent l’adaptation des structures politiques nécessaires à la poursuite de ces fins. Ainsi, l’activité des chefs, incapables de faire effectivement vivre les valeurs qu’ils sont censés représenter, discrédite ces mêmes valeurs, qui apparaissent aux yeux de groupes de plus en plus important comme des facteurs d’oppressions. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La critique et la révolution fédéraliste.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Pourtant, les valeurs de notre civilisation demeurent de formidables ressorts de progrès pour l’humanité. L’émancipation du genre humain n’en est qu’à ces balbutiements. La crise mérite donc d’être surmontée. C’est autour de cette problématique fondamentale pour l’avenir de l’humanité que se structure le combat fédéraliste, pour l’unité européenne et mondiale. La pensée fédéraliste ne critique pas les valeurs fondamentales qui structurent nos sociétés contemporaines, la liberté, l’émancipation, le progrès du bien être. Elle s’attache à proposer un modèle politique capable de faire revivre la culture de notre civilisation. Le message fédéraliste est donc très clair : pour continuer à faire vivre les valeurs qui fondent notre vivre ensemble pacifique il faut modifier les structures, c'est-à-dire l’organisation, du pouvoir politique. Cette transformation ne peut pas se faire selon les principes politiques qui ont gouverné la formation des Etats nations. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Pour autant, si le schéma qui a conduit à la formation des Etats modernes n’est plus concevable pour poursuivre l’unification politique du monde, cette unification demeure la condition fondamentale pour surmonter la crise de civilisation. L’unification doit se poursuivre selon un modèle nouveau, alternatif au système centralisateur qui caractérise l’organisation politique des Etats modernes. Le processus d’unification doit désormais prendre en compte la nécessaire préservation de la diversité. L’oppression qui a caractérisé la formation des Etats modernes n’est pas concevable pour permettre la poursuite de l’unification. Il faut donc mettre en place les mécanismes qui permettent la mise en place d’une nouvelle organisation politique. Cette nouvelle méthode d’organiser l’unité est généralement définie comme le fédéralisme. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’engagement fédéraliste.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;L’engagement politique fédéraliste est donc le combat pour la création de nouveaux niveaux de pouvoir, l’Europe puis le monde, comme condition nécessaire à la poursuite de l’émancipation humaine. La critique fédéraliste doit ainsi favoriser une prise de conscience générale de la nécessité de poursuivre le chemin de l’unité en promouvant un nouveau système d’organisation du pouvoir. C’est au cœur de ce combat pour la civilisation que se situe la question de l’intégration européenne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Le fédéralisme apparaît ainsi à la fois comme une proposition révolutionnaire, puisqu’il vise à une transformation radicale de l’organisation politique, mais également comme le seul moyen pour assurer la renaissance des valeurs qui ont fondés notre civilisation. La construction européenne est aujourd’hui le principal instrument pour amorcer cette renaissance. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-7299837584925533018?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/7299837584925533018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=7299837584925533018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7299837584925533018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/7299837584925533018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/05/crise-de-civilisation.html' title='Crise de civilisation.'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-4576254086369712584</id><published>2007-05-01T16:42:00.000+02:00</published><updated>2007-05-14T14:19:35.189+02:00</updated><title type='text'>Au sujet du Pacte présidentiel d’EuropaNova et de la réponse du candidat Sarkozy</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Europa Nova (www.europanova.eu), association pro-européenne, a récemment envoyé un questionnaire aux candidats à l'election présidentielle. Il s'agissait de s'inscrire dans une logique de "pacte" et Europanova proposait donc aux candidats de s'engager sur un certain nombre de propositions. Vous trouverez les propositions et les réponses complètes sur le site de cette association ainsi que sur le site du Taurillon.&lt;br /&gt;Parmi les propositions, l'election au suffrage universel direct d'un président européen. Personnellemnt, je suis très sceptique quant à l'opportunité d'une telle mesure, mais ce n'est pas là le point que je souhaitais aborder. Les réponses des deux candidats sont pour le coup assez symptomatique de la façon de procéder des deux camps.&lt;br /&gt;Ségolène Royal répond longuement en expliquant qu'elle est favorable à l'institution d'une présidence stable du Conseil européen sur le modèle imaginé par le TCE, c'est à dire sans election directe. Elle ne peut donc pas souscrire à la proposition d'Europanova. Nicolas Sarkozy répond lui beaucoup plus laconiquement en expliquant:&lt;br /&gt;"si je suis élu, ma première initiative sera de prendre contact avec Angela Merkel pour présenter nos propositions d’élaboration d’un traité simplifié, reprenant notamment lélection d’un Président du Conseil européen, les pouvoirs législatifs et budgétaires du Parlement de Strasbourg, la généralisation du vote à la majorité qualifiée, ainsi que la transposition des valeurs contenues dans la Charte des droits fondamentaux"&lt;br /&gt;Il apparait dés lors évident à la lecture de cette réponse que le candidat de la droite ne souscrit pas à l'idée d'une élection du président au suffrage universel direct mais propose la même solution que Ségolène Royal. Or, malgré cette affirmation claire, le candidat ainsi que le président d'Europa Nova affirment que cette déclaration répond à l'ensemble des propositions d'Europa Nova. Cela est évidemment totalement faux.&lt;br /&gt;Ainsi, par un joli tour de passe passe, le président de l'UMP et le président d'Europa Nova font croire que le programme de droite serait plus européen que celui de la candidate de la gauche.  Cette façon de procéder est hautement criticable car elle fait preuve d'une volonté de dire une chose et son contraire de la part d'un candidat à l'election présidentielle et d'un manque total de discernement et d'esprit critique de la part du président d'une association qui se proclame indépendante et qui affirme oeuvrer pour la construction d'une Europe politique.&lt;br /&gt;La moindre des choses eut été de réagir de façon critique aux réponses des deux candidats,  sans parti pris et sans a priori. La propension des organisations pro-européenne à ne pas vouloir prendre au sérieux leur indépendance vis à vis des partis politiques apparait encore une fois comme une limite sérieuse à la crédibilité de ces mêmes organisations et de leur combat.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-4576254086369712584?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/4576254086369712584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=4576254086369712584' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/4576254086369712584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/4576254086369712584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/05/sarkozy-et-lesbrouffe-permanente.html' title='Au sujet du Pacte présidentiel d’EuropaNova et de la réponse du candidat Sarkozy'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-2454243503023711737</id><published>2007-04-15T17:24:00.000+02:00</published><updated>2007-04-16T17:47:19.498+02:00</updated><title type='text'>Ce que j’aurai aimé entendre pendant cette triste campagne…</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La campagne touche à sa fin… ouf, enfin ! Quelle étrange sensation pour quelqu’un qui s’intéresse généralement beaucoup à la politique. Pourtant, j’attendais certains débats, qui n’ont jamais eu lieu… Je vais donc essayer de résumer ce sur quoi je pense qu’il aurai fallu débattre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;La gouvernance internationale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le premier point sur lequel le silence est assourdissant, c’est le problème international. On nous parle d’environnement, d’économie, de social, de commerce, de productivité, de croissance, de sécurité, d’immigration et un peu d’Europe. Pourtant, tous ces sujets, y compris le dernier n’ont plus leur place dans le débat politique national, si ce n’est à travers le prisme de la question fondamentale de la gouvernance internationale et de la fin de la souveraineté nationale. Pas un expert qui me contredirait, pas un politique non plus je pense, à l’exception des extrémistes : sur tous ces sujets, la France seule ne compte pas, les solutions existent au niveau européen ou mondial. Pourtant, pas un débat sur la réforme de l’ONU, une suite de déclarations démagogiques et politiciennes sur la question européenne, pas un mot sur la proposition, pourtant présidentielle, d’une ONU de l’écologie… en somme, comme trop souvent les politiques passent à côté de l’essentiel et s’étripent sur les détails. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il est invraisemblable de constater que, in fine, sur toutes les questions qui dominent le débat politique contemporain, les propositions politiques sont, a priori, vouées à l’échec car elles ne s’attaquent pas au cœur du problème. Les positions des candidats se limitent donc apparemment à une sorte de continuité avec la politique chiraquienne, invisibilité européenne ponctuée de coup d’éclats sans suite comme les prises de positions répétés de la diplomatie française en faveur d’un fantomatique multilatéralisme que la France s’efforce de torpiller dès qu’elle le peut.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il aurait fallu être véritablement naïf pour croire que la question européenne allait être au centre du débat. Après le débat souvent surréaliste du référendum, il était normal que les candidats se concentrent sur des sujets moins controversé et plus « porteur » électoralement. Mais oublier à ce point le fait que la France est aujourd’hui un nain politique, une grenouille qui se prend pour un bœuf, dans un monde en pleine mutation, me parait être particulièrement inquiétant. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;L’impact technologique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Que dire également de la question de l’impact des nouvelles technologies sur notre vie quotidienne et notre société. Je ne fais pas ici uniquement référence aux technologies de l’information et de la communication mais au développement de la science et de la technique en général. La encore, le silence est assourdissant. Sur les OGM, la question énergétique, la transformation du vivant, le développement de la bionique… silence. Un Nouvel Homme se prépare et on nous demande de ressortir le drapeau français et de se draper dans notre identité vieille de quelques siècles.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nos candidats sentent la naphtaline et se prennent pour des prophètes. Mais il serait bon de se souvenir que les prophètes sentaient le vieillot, et que leurs barbes poussiéreuses n’avaient rien de modernes, tout comme les rengaines des présidentiables sont usées. Ah, oui, j’oubliais. D’une chose, on nous a parlé, de cette fameuse question écologique. Mais là encore, la vieille écologie à la papa, magnifiquement représentée par le gourou TF1 – alter ego verdâtre de notre PPDA national – n’est en rien une solution au défi de demain. Je me souviens encore de mes 10 ans, quand ma maîtresse d’école m’avait appris à fermer le robinet pendant que je me brossais les dents. J’espérais, en grandissant, que l’on me prendrai pour quelqu’un de quelque peu responsable et raisonnable. Encore une fois, je me montrais trop optimiste.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt;                                                                                                 &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Les mœurs et la morale publique.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enfin, le dernier point sur lequel il m’aurait plu de les entendre, et peut être les ai-je entendu mais ai-je fait mine d’oublier, c’est la question morale. Nos sociétés n’ont visiblement pas digéré la révolution sexuelle, les vieux modèles explosent mais ne sont pas remplacé, nos sociétés ne se sont pas non plus adaptées à une vision de l’individu responsable, libre de ses choix. On continue à nous traiter comme des enfants (ne touche pas à ceci, ne t’approche pas de cela….), oubliant que finalement c’est notre propre capacité de choix qui déterminera in fine la moralité de notre existence. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Mais là également, les vieux discours ressortent du placard. Le mariage reste au cœur du modèle bien qu’il soit fissuré de toute part et que l’on se marie en pensant au divorce, l’homosexualité reste tabou et on continue à la préférer cachée (sauf pour l’extrémiste de la droite modérée qui la considère génétique), la libération des mœurs demeure inconcevable dans une société qui préfère s’occuper à voiler les jeunes filles, l’intégration culturelle se heurte au relativisme généralisé qui accepte tout mais permet aussi de construire des murs insurmontables tout autant qu’imaginaires entre nous et les Autres.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Franchement de cette politique qui veut reconstruire ce que des années de lutte pour l’émancipation ont permis de mettre à mal, je n’en veux pas, et je crois ne pas être le seul. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les tracts de fin de campagne sont affligeants. A droite, on relance la rengaine autoritaire, on ressort le triptyque qui a fait les beaux jours de la droite la plus nationaliste du monde, déliquance-immigration-autorité, la politique papa, et à gauche on nous la joue compassionnelle, usant encore et encore de ces formules fameuses de la gauche la plus bête du monde, service public-anti-libéralisme-nationalisme, la politique maman. Seulement voila, une mère et un père, on en a tous eu, et personnellement je n’ai pas besoin de les remplacer par des bouffons télévisuels. Ils ont si bien travaillé qu’aujourd’hui j’ai l’impression d'être suffisamment grand pour faire et assumer seul mes choix individuels. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Ce qui m’afflige c’est de savoir que dimanche prochain nous serons nombreux à nous rendre (ou pas) aux urnes avec cette déception dans le cœur et ce sentiment d’urgence. Et je ne suis pas sur que tous ceux qui ressentiront cette gène tenace feront un choix très responsable. Je ne leur jette pas la pierre. Mais que tout ceci est affligeant, au XXIème siècle…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-2454243503023711737?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/2454243503023711737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=2454243503023711737' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/2454243503023711737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/2454243503023711737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/04/ce-que-jaurai-aim-entendre-pendant.html' title='Ce que j’aurai aimé entendre pendant cette triste campagne…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-117579914379110022</id><published>2007-04-05T20:50:00.000+02:00</published><updated>2007-04-05T20:52:23.803+02:00</updated><title type='text'>La montée des néo-nationalismes en Europe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le texte qui suit reprend mon intervention lors de l'Université d'automne de la section rhonalpienne de l'Union pour une Europe fédérale en octobre 2006. Encore un grand merci aux fédéralistes rhonalpiens pour leur accueil chaleureux et pour cette invitation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un politologue ou un sociologue aurait sans doute pu expliquer ce phénomène bien mieux que moi… Comment se définissent les nouveaux groupes d’extrême droite ? Quels sont les liens aujourd’hui entre les discours social et national ? Quelle est la distinction entre le nationalisme et le patriotisme ? …&lt;br /&gt;Je ne peux naturellement pas me substituer à eux et répondre à ces nombreuses questions. C’est donc en simple militant fédéraliste que je vais m’exprimer, laissant à d’autres spécialistes le soin de définir et expliquer cette nouvelle évolution de nos sociétés. Ainsi, c’est dans une perspective exclusivement politique que j’aborderai cette question douloureuse. En réalité, il s’agit ici de définir, de tracer les contours, d’appréhender les nouvelles métamorphoses de notre ennemi !&lt;br /&gt;C’est avant tout en essayant de définir ce que nous sommes – ou plus précisément ce que je suis – que je propose d’approcher cet ennemi. Quelle est la spécificité du fédéralisme par rapport aux autres idéologies ?&lt;br /&gt;Trop souvent le fédéralisme est confondu avec une vision exclusivement vouée à l’objectif unitaire européen. Il s’agirait alors d’aborder la politique « en plus grand ». Pourtant, de nombreuses autres idéologies se caractérisent par cette volonté de s’adresser à un ensemble plus grand que la nation. Il ne s’agit nullement d’une spécificité du fédéralisme.&lt;br /&gt;Parfois le fédéralisme est confondu avec une forme de localisme. Pourtant souvent, le localisme, qu’il soit régionaliste ou autre se confond avec des formes de nationalisme.&lt;br /&gt;En définitive, le fédéralisme c’est avant tout la recherche d’un équilibre. Il s’agit de s’interroger sur le meilleur niveau possible de gouvernance, définir le point d’équilibre entre l’autonomie ou la liberté et l’autorité. Il n’existe naturellement aucune transcendance, aucun mythe, susceptible de résoudre cette question pratique.&lt;br /&gt;Il s’agit là d’un trait caractéristique du fédéralisme : la distinction entre la question de l’identité et la question politique. Le fédéralisme peut également être présenté comme une redéfinition de la question identitaire : qui sommes nous ? à quelles collectivité(s) appartenons nous ? Par rapport à quoi / à qui devons nous définir nos droits et nos devoirs ?&lt;br /&gt;Le fédéralisme se distingue des autres idéologies politiques car il n’offre aucune réponse a priori à ces questions. Le fédéralisme apparaît comme une méthode qui n’est pas conditionnée par une « fin » fixée à l’avance. Ainsi, il est évident pour les fédéralistes aussi européens soit-ils que tout ne se résout pas par l’Europe.&lt;br /&gt;Le nationalisme, c’est précisément l’inverse. C’est une idéologie fondée sur une transcendance, sur une vérité a priori. Pour le nationalisme, il existe donc un lien étroit entre la question politique et un aspect de notre identité (la langue, le territoire, la religion, la couleur de la peau…) Cette identité est hégémonique et attractive. Tout le reste s’efface au profit d’une seule et unique appartenance fondée sur un critère qui est dès lors mythifié.&lt;br /&gt;De cet exclusivisme identitaire découle une croyance politique (c’est le propre du nationalisme politique) : tous les problèmes peuvent être résolus par un seul pouvoir organisé autour de la collectivité unique. Il s’agit en quelque sorte de la reproduction du modèle familial traditionnel : l’enfant doit tout à ses parents. Le nationalisme apparaît comme un infantilisme politique. Ce caractère simpliste constitue paradoxalement sa force principale.&lt;br /&gt;Chaque fois que l’homme a peur, qu’il se sent menacé, qu’il redoute la crise, il s’infantilise et recherche des solutions simplistes. Il faut alors s’armer de bonne volonté pour résister au simplisme et respecter la complexité qui caractérise la personne humaine et le réel et qui doit donc être au cœur de la politique. Aujourd’hui le chômage, l’impuissance politique, la peur de l’avenir, des changements, des mutations sociales et sociétales alimentent de nouveau le démon nationaliste. Il change de visage – certains groupes d’extrême droite prônant une unité européenne nationaliste et fondée sur une introuvable identité, l’extrême gauche abandonnant définitivement les rêves internationalistes et unissant inéluctablement la question sociale et la question nationale – mais sa nature reste identique.&lt;br /&gt;Pour résister à cette vague de fond il faut permettre aux citoyens de sortir de l’infantilisme politique. Cela dépend naturellement de l’éducation mais aussi des choix sociétaux et politiques proposés, des discours politiques et médiatiques, de l’environnement culturel… A tous les niveaux, il faut s’employer à casser définitivement le mythe. C’est donc une bataille politique, idéologique et culturelle.&lt;br /&gt;Toutefois, le fédéralisme ne prône pas une totale révolution culturelle. Il vise simplement le progrès de la connaissance, de la liberté et la promotion du débat public démocratique. En somme, il œuvre au progrès de l’émancipation humaine. Cela peut paraître simple, banal, et pourtant c’est sans doute le combat le plus difficile : Etre libre vis-à-vis des dogmes et parfois aussi vis-à-vis de nous-mêmes et de nos croyances. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-117579914379110022?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/117579914379110022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=117579914379110022' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/117579914379110022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/117579914379110022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/04/la-monte-des-no-nationalismes-en.html' title='La montée des néo-nationalismes en Europe'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-116948168857130226</id><published>2007-01-22T16:53:00.000+01:00</published><updated>2007-01-22T17:01:28.586+01:00</updated><title type='text'>S’il y a des justes, alors…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;…il y a les autres, qui sont injustes. Et tous ceux qui ne sont pas justes sont ils des « injustes » ? Difficile question. A laquelle personne ne répondra sans doute, à juste titre. Mais sans vouloir donner de réponse définitive à cette question, il est possible de remarquer que si les justes sont aujourd’hui reconnus, les « injustes », en tout cas certains des plus injustes, n’ont eux souvent pas été reconnus. La valeureuse entreprise des époux Klarsfeld, visant à débusquer les criminels nazis, n’avait pour objectif que de faire immerger l’iceberg, qui reste essentiellement plongé dans les ténèbres de l’histoire. Des ténèbres que naturellement beaucoup ont intérêt à alimenter, mais que nous avons, collectivement, besoin d’éclaircir.&lt;br /&gt;Nous forcer à comprendre pourquoi tant de personnes ont décidé de ne pas décider, de ne pas savoir, pour mieux vivre demain. « Je ne suis pas un héros », voila ce que les honorables citoyens « justes » affirme. Non ce ne sont pas des héros, mais dans ce cas, les autres sont ils des lâches ? Si les uns sont ordinaires et n’ont fait que leur devoir d’homme, que sont les autres ? Des barbares animés par la haine ? Oui, nous aimerions sans doute que les choses soient aussi simples mais elles ne le sont pas.&lt;br /&gt;Les « justes » ne sont pas des héros, mais des hommes qui ont le sentiment d’avoir fait leur devoir d’homme, et les autres ne sont pas des lâches mais pour beaucoup, des citoyens qui, pour des raisons très diverses, ont décidé de ne pas résister. S’il y a des bons, il n’y a pas forcément que des méchants, et si les justes sont justes car ils ont décidé de suivre une morale, une idée, une croyance, qui les a poussé à agir justement, les autres n’ont pas forcément refusé d’agir pour obéir à une morale, une idée, une croyance.&lt;br /&gt;En somme, l’engagement, celui qui permet à l’homme de se réaliser, est nécessairement le fruit d’une idée, le désengagement est lui, le plus souvent, guidé par une absence d’idée. C’est sans doute cela le véritable sens qu’il faut donner à cette commémoration des Justes, la reconnaissance de l’idée comme fondement du juste comportement. A l’heure où nous avons décidé de déléguer le pouvoir politique à l’opinion publique et où l’opinion semble déterminer la juste direction du politique, c’est sans doute une leçon qu’il est bon de rappeler. L’opinion, ce sont les autres, les justes sont toujours ailleurs, peut être serait il temps de les retrouver.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-116948168857130226?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/116948168857130226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=116948168857130226' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/116948168857130226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/116948168857130226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/01/sil-y-des-justes-alors.html' title='S’il y a des justes, alors…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-116809682335390120</id><published>2007-01-06T16:16:00.000+01:00</published><updated>2007-01-06T16:20:23.366+01:00</updated><title type='text'>2007 : Une année sans Europe ou… sans la France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La plupart des observateurs sont d’accord, à cause de la présidentielle, 2007 sera une année sans Europe. Plus exactement une année pendant laquelle on ne parlera pas d’Europe. Peut être d’ailleurs serait-il plus exact de dire que 2007 sera une année pendant laquelle, paradoxalement, la politique disparaîtra pour laisser la place à un show médiatique, censé incarné la nouvelle façon de faire de la politique (c'est-à-dire, dans un langage normal, une nouvelle façon de ne pas en faire).&lt;br /&gt;Certains d’entre nous continuerons, dans leur coin, plus ou moins écouté, à parler d’Europe, à expliquer l’Europe, à convaincre que sans Europe il n’y a pas d’avenir pour les européens, mais nous serons isolés et noyés par la grande masse des médias près à engloutir le politique au profit du spectacle.&lt;br /&gt;Pourtant, ce constat amer, 2007 une année sans Europe, demeure partiel. 2007 ne sera pas précisément une année sans Europe. La chancelière Merkel et le président Prodi l’on suffisamment répété : il faut relancer l’Europe, maintenant.&lt;br /&gt;Maintenant ?!? Alors que la France se passionne pour les tailleurs roses, les mises en scènes internautiques, ou les frasques conjugales de ces prétendants au trône ? Vous n’y pensez pas ! Et bien si, nos voisins européens y pensent très sérieusement, et se réjouissent presque de cet immobilisme gaulois.&lt;br /&gt;La présidence allemande qui commence est cruciale pour cette relance du processus d’intégration européenne. Cette présidence se fera en présence d’un chef de l’Etat français affaibli et sur la sortie, bien plus préoccupé à essayer de faire oublier par des artifices 12 années de mauvais travail qu’à réparer sa dernière bévue. Les candidats à sa succession auront à cœur de ne pas participer à ce débat, bien trop glissant pour ce monde politique qui a choisit de suivre l’opinion plutôt que de la mener. Bref, la France restera en dehors du grand débat pour la relance de l’Union, et c’est peut être mieux ainsi.&lt;br /&gt;Ainsi, si 2007 sera une bien triste année pour la politique française, elle sera peut être une bonne année pour l’Europe, et nous pourrons, en bon français que nous sommes, nous réjouir, l’année prochaine, lors de la présidence française, d’avoir fait progresser l’Union. Si cela se passe ainsi, il faudra, n’en doutons pas, remercier avant tout nos voisins européens… Remercier nos voisins ? Vous n’y pensez pas mon cher ami, après tout, la France est le pays de la révolution, la France est le pays des droits de l’homme, la France a abolit la peine de mort, la France… yes, yes, yes…&lt;br /&gt;En attendant, bonne chance à nos partenaires, qu’ils fassent sans nous ce que nous avons sciemment refusé de faire.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-116809682335390120?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/116809682335390120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=116809682335390120' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/116809682335390120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/116809682335390120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2007/01/2007-une-anne-sans-europe-ou-sans-la.html' title='2007 : Une année sans Europe ou… sans la France'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-115927718105112183</id><published>2006-09-26T15:05:00.000+02:00</published><updated>2006-09-26T15:26:43.646+02:00</updated><title type='text'>Fini l’Internationale, Vive la Marseillaise !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On avait l’habitude de terminer la fête en chantant les paroles d’Eugène Pottier. Un peu rougis par le pinard, on avait l’habitude de se prendre la main, ou autre chose si les soirées précédentes avaient été fructueuses, on se regardait ou on regardait le ciel, parfois même on fermait les yeux, et on chantait tous en chœur, un chant pour nous et pour les autres. C’était beau, une jolie communion, internationale. Certes après, le parti développait des thèses qui montraient bien qu’on s’en fichait un peu des autres, mais au moins on chantait pour l’humanité. La stratégie supposait parfois qu’on soit égoïstes mais notre objectif était clair : la révolution mondiale, tous frères, tous égaux.&lt;br /&gt;Mais la fête cette année s’est terminée avec la Marseillaise, l’hymne national, écrit par un monarchiste. On a invité un socialiste qui n’aime pas les lithuaniens d’accord, mais de là à faire le grand pas national, il me semblait qu’il y avait encore une marge. En fait non. Le grand soir se confond aujourd’hui avec la préservation de ce que nous sommes, envers et contre tous : des français. Français avant tout ?&lt;br /&gt;Non. Je ne saurai croire que le glorieux parti soit devenu nationaliste. Après tout le nationalisme c’est un truc de bourgeois individualistes, un truc pour ceux qui sont incapables de voir au-delà du bout de leur nez. Pas du tout un truc pour nous qui entrevoyant un avenir radieux pour l’Humanité, tous frères, tous égaux.&lt;br /&gt;Pourquoi alors ce remplacement ? La marseillaise sonne mieux ? Non, elle a des allures guerrières et parle de sang alors que l’Internationale fait rêver et nous parle d’espoir. On connaît mieux les paroles ? Ça c’est sur, surtout après cette belle coupe du monde volée par les Italiens. Mais est ce une raison ? Non la raison doit être ailleurs.&lt;br /&gt;La raison se trouve dans le message dont nous sommes aujourd’hui porteurs. Quel est ce message ? Difficile à dire. Peut être simplement l’idée que ce que nous représentons n’existe plus, que la vision du monde que nous véhiculons, n’existe plus, et qu’un simple regard hors de nos frontières nous permet de comprendre que les solutions que nous proposons ne font que renforcer l’inégalité croissante entre un nord industriel puissamment organisé et un sud qui sombre chaque jour davantage dans la misère, le désespoir et l’anarchie. Peut être qu’un simple regard sur la réalité nous prive de nos ennemies, ces démocraties capitalistes qui deviennent finalement plus agréables que nos paradis perdus des Caraïbes ou d’Afrique dirigés par des tyrans totalitaires se réclamant du même combat que nous. L’effondrement de l’Europe socialiste nous avait déjà perturbé. Ces anciens amis qui devenaient soudain nos pires ennemis alors même qu’ils accédaient finalement à cette liberté que nous haïssons tant. La constatation cruelle du fait que ce que nous considérions comme de simples dérives étaient en fait le cœur même de l’organisation politique communiste. Que le totalitarisme, l’oppression, la stagnation économique étaient finalement les traits caractéristiques de ces soi-disant démocraties, et qu’au-delà il n’y avait rien d’autre. Plus de rêve.&lt;br /&gt;Oui, il est difficile d’être communiste et de regarder le monde. Alors finalement, la Marseillaise, c’est pas mal. Faute de nous rappeler que nous sommes communistes, tous frères tous égaux, on se console en se disant tous français, c’est déjà pas si mal… à défaut de réussir à changer le monde, nous préserverons ce que nous sommes, croyant que cela a encore une certaine importance : des français, oui Monsieur ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-115927718105112183?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/115927718105112183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=115927718105112183' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115927718105112183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115927718105112183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/09/fini-linternationale-vive-la_26.html' title='Fini l’Internationale, Vive la Marseillaise !'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-115703606236319956</id><published>2006-08-31T16:53:00.001+02:00</published><updated>2006-09-02T17:06:36.553+02:00</updated><title type='text'>La grandeur de la France : même les ours s’arrêtent de vivre en attendant notre nouveau président…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’élection du Président de la république est certainement l’évènement politique français le plus important, au point d’occulter tous les autres. A l’approche de la grande loterie électorale, tout s’arrête, nominations, initiatives politiques, vote de lois gênantes pour sa majorité ou pour certains français, tout est suspendu au verdict populaire et à la désignation du nouveau chef suprême. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si l’on considère que nous sommes déjà, et depuis quelques mois, entré en campagne électorale, il faut alors considérer qu’une année sur cinq au moins est destinée à préparer ce grand moment : une année pendant laquelle rien est possible en politique, car il faut attendre, et surtout ne pas prendre de risque. Si l’on agit, c’est en vue de l’élection, si l’on ne fait rien, c’est en vue de l’élection, si l’on se fâche avec un tel ou se rabiboche avec tel autre, c’est encore en vue de l’élection. Grandeur de la politique française qui arrive à répondre aux échos lointains de Lamartine : oh temps, suspends ton vol. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu croire, naïf comme nous le sommes, que cette imprécation ne concernait que la politique, et son petit manège. Que les oiseaux continueraient à chanter, les fleuves et les rivières à couler, le soleil à briller et à se lever et se coucher chaque jour, bref que la nature, n’ayant que faire des problèmes des hommes pourrait ignorer cette suspension si humaine. Que nenni. C’était sans compter sur la puissance réelle de la politique à la française, c’était faire fi de la force et de l’importance de ce phénomène qui intéresse tout le monde, de l’électeur du Poitou-Charente au papou de Nouvelle Calédonie en passant par le libanais en attente de décision.&lt;br /&gt;La dernière preuve de l’omnipotence de la politique et de la centralité de l’élection présidentielle française dans l’univers, est due à la culbute de Palouma. Palouma est tombée et s’est tuée. L’ours n’est plus. Que faut il faire ? La remplacer ? abandonner le projet de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées ? Qui sait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nelly Ollin, notre chère ministre de l’environnement, a mis tout le monde d’accord en rappelant une évidence qui aurait du sauter aux yeux et aux oreilles de tous : aucune décision ne peut être prise avant l’élection présidentielle. Bien sur, naturellement. Depuis j’hésite à planter des fleurs sur mon balcon et à couper le gazon de mon grand père. Il est peut être plus prudent d’attendre mai 2007, après tout rien ne presse, et on ne sait jamais… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-115703606236319956?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/115703606236319956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=115703606236319956' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115703606236319956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115703606236319956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/08/la-grandeur-de-la-france-mme-les-ours.html' title='La grandeur de la France : même les ours s’arrêtent de vivre en attendant notre nouveau président…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-115591239047216034</id><published>2006-08-18T16:44:00.000+02:00</published><updated>2006-09-04T15:54:52.176+02:00</updated><title type='text'>Colomb, Napoléon et le point G….</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a plus de 500 ans, un navigateur génois, parti d’Espagne, armé par l’Espagne découvrait les Amériques et inaugurait une saison de massacres qui devait durer jusqu’à la quasi-extermination des indo-américains en l’espace de quelques décennies.&lt;br /&gt;Il y a deux cents ans, un militaire corse, porté au pouvoir par une révolution impuissante et essoufflée, exportait le code civil en mettant l’Europe à feu et à sang.&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, un ministre un peu méconnu mais copain du plus connu des ministres, le seul " ministre d’Etat ", annonçait que son mentor avait situé le point G de sa campagne pré-présidentielle entre novembre et janvier.&lt;br /&gt;Trois hommes avec des couilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant aujourd’hui le gouvernement espagnol s’interroge sur l’opportunité de célébrer Colomb, symbole d’une Espagne virile et dominatrice mais aussi violente et sanguinaire. Et voilà un touriste espagnol qui s’exclame : "Vous vous imaginez, en France, couvrir ainsi de gloire Napoléon ?" (source Le Figaro, 19.08.2006, Christophe Colomb contesté 500 ans après sa mort ).&lt;br /&gt;Vous ne croyez pas si bien dire cher ami et voisin.&lt;br /&gt;Il suffisait de voir l’illumination grotesque des Invalides lors de la nuit des musées, ou encore de recenser les diverses associations et autres cercles de mémoire dédiés au tyran sanguinaire et subventionné par l’Etat français pour comprendre à quel point cette interrogation de touriste est révélatrice de l’incapacité toute française de regarder l’histoire en face.&lt;br /&gt;Et évidemment, le petit bonhomme agité qui occupe aujourd’hui la place Beauvau aimerait cultiver lui aussi l’image d’un homme qui en a, quitte à oublier l’histoire et ses enseignements.&lt;br /&gt;Que l’étrange bonhomme qui rêve d’être président ait un problème avec sa virilité nous nous en étions déjà aperçu quand la France avait appris avec amusement qu’il était cocu. L’ex directeur de Paris Match se souvient douloureusement de cet épisode qui lui a coûté son poste. Viré pour avoir osé montrer à tous les limites de la puissance virile du mâle dominant, chef de CRS.&lt;br /&gt;Pourtant, ce que notre ministre excité oublie c’est que l’histoire faite par ceux qui en ont est généralement assez douloureuse pour tous ceux qui n’ont rien. Il oublie que l’affirmation du mâle viril en politique s’accompagne généralement de drames humains qui n’épargnent pas grand monde. Ainsi, un peu de féminité, même au poste ministériel, n’est jamais malvenue. Et si Colomb et Napoléon avaient été des tantouzes, peut être auraient-ils encore une place au Panthéon des honnêtes gens. Aujourd’hui, ils ne font rêver que les nostalgiques d’un autre âge, un âge où les mecs en avaient, les femmes se taisaient, et si t’étais pas content, j’te foutais un coup de boule.&lt;br /&gt;Tiens, ça vous rappelle rien ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-115591239047216034?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/115591239047216034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=115591239047216034' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115591239047216034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/115591239047216034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/08/colomb-napolon-et-le-point-g.html' title='Colomb, Napoléon et le point G….'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114899572436059148</id><published>2006-05-30T15:19:00.000+02:00</published><updated>2006-05-30T15:28:44.373+02:00</updated><title type='text'>Mélenchon Commissaire!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai écouté hier soir, Mélenchon puis Barrot sur Public Sénat (si, si, c’est une chaîne de télé !). J’en ai tiré une conclusion : en plus du &lt;a href="http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=682"&gt;Service civil européen&lt;/a&gt;, il faut instituer un Service politique européen obligatoire. Toute personne susceptible de s’exprimer en public sur une question politique, et surtout toute personne participant activement au monde et aux institutions politiques doit avoir passé au moins un, non deux, c’est plus sûr, années à travailler dans les institutions communautaires. Et travailler, cela ne signifie pas passer le temps d'un mandat parlementaire à faire semblant de défendre son pays au Parlement européen (ce n'est pas ce qu'on vous demande!), et se retrouver entre franchouilles pour aller boire des gueuzes bien typiques au bistrot du coin. Non, travailler c’est participer (pour les parlementaires français : en gros, essayer de faire ce que font généralement vos assistants parlementaires…). Ou alors, plutôt que le Parlement, il est possible, à l’instar de Barrot, d'opter pour un stage intensif à la Commission.&lt;br /&gt;Ça fait un bien fou. Si l’on compare le ton enjoué, sympathique, ouvert de Barrot (pourtant un vieux con de droite, chiraquien qui plus est), à la tristesse grisâtre qui émane du sénateur Mélenchon, on se dit que l’air est meilleur à Bruxelles qu’au jardin du Luxembourg !&lt;br /&gt;Pourtant non. Je ne crois pas que ce soit simplement une question d’air frais. Il fallait le voir, Barrot, il y a quelque temps, dans son costume de Commissaire, il en menait pas large. Critiqué par ces confrères européens, complètement largué sur les questions européennes, transpirant la vieille droite conservatrice française… et puis la, le voilà, deux ans après, participant pourtant à la plus mauvaise Commission depuis que cette honorable institution existe, il est transformé. A l’aise sur les questions européennes, un discours réaliste, parfois très critiquable politiquement, heureusement, mais certainement pas complètement à côté de la plaque. Il cite Delors, décomplexé, , critique la France, se tait pudiquement sur les agissements bizarres de notre gouvernement…&lt;br /&gt;En comparaison, Mélenchon est complètement paumé. Le voilà qu’il se dit fédéraliste, puis trois minutes plus tard : ah mais non monsieur, moi je suis un républicain jacobin (entendais un vrai centralisateur…) Alors, monsieur le sénateur, il faut choisir, car l’un est l’inverse de l’autre : qui êtes vous ? Mais savez vous ce que ces mots veulent dire ou les utilisez-vous pour " faire bien " ? Puis il se relance : " moi, monsieur, je suis " peuple ", j’écoute le peuple, je sais ce qu’il dit, ce qu’il pense, ses aspirations, JE suis le peuple ", Certes, Monsieur le Sénateur, pourtant… Et puis il repart, encore, sans limite : " la France sera écoutée, soyez fier, après tout, la Révolution, les Lumières, la philosophie, la paix, les droits de l’homme, c’est nous, c’est la France ! ". Tiens, Kant était français…&lt;br /&gt;Alors, consterné à ma gauche, légèrement rassuré à ma droite (faut pas pousser non plus), je me suis dit : Nommons Mélenchon commissaire. Je suis sur que cela lui ferai le plus grand bien de se rendre compte de ce qu’est l’Europe, de qui sont ces confrères. Il comprendrait alors qu’il n’a vraiment aucun intérêt à se moquer de la gauche allemande qui réussit généralement là où la gauche française échoue, qu’il est stupide de traiter les Polonais de réactionnaire quand on regarde une carte politique d’Europe et que l’on voit le score des élections présidentielles en France, il rencontrerait enfin un de ces fameux lithuaniens, dont il avait si peu à foutre il y a quelques mois, et il s’apercevrait stupéfait que finalement, lui aussi il mange, il parle, bref c’est un homme, il comprendrait peut être que la concurrence libre permet surtout de limiter l’influence des multinationales à tendance empirique, il comprendrait aussi que cette même concurrence libre permet à Rachid et Robert de prendre parfois eux aussi l’avion comme lui, même s’ils partent de Beauvais et non pas de Roissy, et d’aller voir si les Suédoises ou les Slovènes, elles aussi, elles en ont rien à foutre de ce que disent les Français…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En bref, hier soir, en regardant ce spectacle je me suis dit que non, la connerie n'est jamais inelluctable et je me suis réjoui de voir  que l'Europe pouvait faire quelque chose pour nous. Alors vite, ne tardons pas, Mélenchon commissaire!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114899572436059148?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114899572436059148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114899572436059148' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114899572436059148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114899572436059148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/05/mlenchon-commissaire.html' title='Mélenchon Commissaire!'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114874204525740336</id><published>2006-05-27T16:57:00.000+02:00</published><updated>2006-05-27T17:00:45.280+02:00</updated><title type='text'>Fabius ou la politique à l’envers…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lettre ouverte d'un jeune européen à M. Fabius, suite aux propositions publiées dans Le Monde, en date du 22 mai 2006.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Fabius,&lt;br /&gt;Vous auriez pu vous efforcer de faire meilleure figure. Votre plan, à peine publié dans les colonnes du Monde, est déjà critiqué par de nombreux commentateurs : confus, mensonger, irréaliste, inefficace… les adjectifs ne manquent pas pour souligner les faiblesses des propositions.&lt;br /&gt;Pour autant, si je rejoins l’essentiel des critiques adressées à cette tentative maladroite pour sortir d’une crise que vous avez souhaité et encouragé, la faiblesse essentielle de votre réflexion ne me semble pas être uniquement dans le plan en trois étapes.&lt;br /&gt;C’est dans la partie sur les moyens, en quelque sorte la tactique ou la stratégie à adopter pour arriver aux résultats souhaités que l’ignorance, feinte je l’espère, mais qui caractérise votre analyse, éclate au grand jour :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Comment parvenir à ces avancées pour à la fois relancer l'Europe et la réorienter ? La question est à la fois celle de la méthode à utiliser et des moteurs possibles de l'Union (...) Plusieurs pistes sont avancées : une élaboration intergouvernementale qui pourrait être préparée après 2007 ; la tenue d'un Congrès, composé par exemple à parité de représentants du Parlement européen et des Parlements nationaux ; ou bien encore la réunion d'une Assemblée constituante, élue en même temps que le prochain Parlement européen en 2009. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est justement à cette question de la méthode qu’il vous fallait répondre !&lt;br /&gt;Nul doute que vous soyez à même, comme bon nombre de français ou d’européens, d’imaginer de toute pièce un modèle susceptible de fonctionner pour gouverner l’Europe. Nul doute que vous sachiez ce qu’il faudrait faire. Mais le problème européen n’a jamais été celui-ci. Le véritable nœud politique européen réside dans le transfert (ou non) du pouvoir constitutionnel au niveau européen.  Il n’y a alors que deux alternatives qui conditionnent naturellement tout le reste du processus : soit le pouvoir reste dans les mains d’une conférence intergouvernementale, c’est à dire la vieille méthode diplomatique, soit l’Union evolue vers une démocratie réelle avec le transfert du pouvoir a une assemblée constituante.&lt;br /&gt;La raison fondamentale pour laquelle les fédéralistes se sont positionné en faveur du texte constitutionnel proposé réside dans le fait que celui-ci, tout en ne résolvant pas définitivement la question, crée pour la première fois en Europe un rapport de force entre une assemblée composée de représentants des peuples de l’Union et de représentants des Etats (la Convention) et la Conférence intergouvernemental. Ce rapport de force entre démocratie transnationale et diplomatie représente le véritable enjeu politique européen.&lt;br /&gt;Le texte issu de la Convention prévoyait que ce pouvoir constituant devait être transféré presque intégralement à la Convention. Les gouvernements nationaux, lors de la dernière modification des propositions de la Convention, se sont opposés à cette avancée majeure, mais n’ont pas complètement exclu la Convention, censée préparer toute réforme constitutionnelle majeure et soumettre ses propositions aux Chefs de gouvernement.&lt;br /&gt;Aujourd’hui l’Europe est de nouveau face à ce choix : soit essayer, vainement, de reprendre la voie diplomatique, et s’embourber à nouveaux dans des échecs répétés, au risque de détruire définitivement l’Europe, soit accepter d’accomplir ce pas qui transformerai l’Europe en véritable espace démocratique, susceptible de répondre aux attentes de ces citoyens. Ce pas nécessaire demande du courage politique car accepter la démocratie européenne suppose ne pas pouvoir préjuger des résultats.  L’Europe démocratique sera le fruit d’un processus démocratique européen et non de la vision isolée d’un homme politique, aussi génial, original et lucide soit il.  L’Europe ne se fera pas comme la Vème république, la Constitution européenne sera élaborée démocratiquement ou ne sera pas. Ce sont là des vérités historiques qu’il serait bon d’intégrer définitivement à vos analyses.&lt;br /&gt;J’aurai souhaité, plutôt que de vous voir jouer l’apprenti De Gaulle européen, avoir votre avis sur cette question, et surtout que vous compreniez tout l’intérêt de cette question. Au lieu de cela vous laissez entendre que finalement tout cela est égal, tant que l’Europe tout entière accepte votre lucidité et vos propositions. Cet avis aurait pourtant été plus utile à la cause européenne que les longues pages écrites dans le Monde.&lt;br /&gt;Karel de Gucht, le ministre des affaires étrangères belge s’y est efforcé récemment, vous allez voir, ça va très vite :&lt;br /&gt;“Il nous faut avancer vers une règle qui prévoit qu’un changement dans un traité peut avoir lieu si une large majorité d’Etats membres, représentant une large majorité de peuples de l’Union, y  consent. »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"We need to move towards a rule where a treaty change can happen if a large majority of member states, representing a large majority of the people of the union, has given its consent.”&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114874204525740336?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114874204525740336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114874204525740336' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114874204525740336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114874204525740336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/05/fabius-ou-la-politique-lenvers.html' title='Fabius ou la politique à l’envers…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114837808895720811</id><published>2006-05-23T11:49:00.000+02:00</published><updated>2006-05-23T11:54:48.960+02:00</updated><title type='text'>Napolitano à ventotene, l'île fédéraliste</title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;A l'occasion de l'anniversaire de la disparition d'Altiero Spinelli, fondateur du Mouvement Fédéraliste Européen, le néo-président de la République italienne a prononcé ce discours... On aimerai, un jour, entendre un président français faire un tel hommage à un grand européen...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;INTERVENTO DEL PRESIDENTE DELLA REPUBBLICAGIORGIO NAPOLITANO ALLA MANIFESTAZIONE PER IL VENTESIMO ANNIVERSARIODELLA SCOMPARSA DI ALTIERO SPINELLI  Ventotene, 21 maggio 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non c'è, non può esserci, nulla di formale nell'omaggio che la Repubblica rende oggi alla figura di Altiero Spinelli. Non celebriamo un evento ; non rispettiamo una ricorrenza. Ci impegnamo, piuttosto, a una riflessione. E rivolgiamo un appello.&lt;br /&gt;Sulle idee e sulle battaglie di Altiero Spinelli c'è da riflettere assai più di quanto si sia fatto finora in Italia. Si tratta forse del lascito più ricco su cui possano contare, per formarsi moralmente e per operare guardando al futuro, le nostre generazioni più giovani. La sua resta una grande lezione di metodo : non chiudere le proprie analisi in alcuno schema, confrontarsi creativamente con la realtà nella sua evoluzione, ispirarsi tenacemente a idealità non passeggere come quelle dell'unità e del comune destino dell'Europa, saper risollevarsi da ogni sconfitta. Si può imparare da Altiero ad essere uomini e donne di alti pensieri e di forte, indomabile volontà d'azione.&lt;br /&gt;Studiamo ancora, dunque, e adoperiamoci perché molti possano conoscere e studiare, le testimonianze e le suggestioni vivissime che Altiero Spinelli ha affidato alla sua penna, e che vengono in questi giorni offerte a un maggior numero di lettori in nuove, più popolari edizioni: da quel "Manifesto di Ventotene", che resta forse la prova maggiore della creatività dell'antifascismo militante, agli splendidi scritti autobiografici.&lt;br /&gt;C'è da imparare, leggendo quei testi, come è nata ed è via via in quasi sessant'anni cresciuta l'impresa della costruzione europea, e come se ne possa garantire un nuovo e più conseguente sviluppo. C'è da trarne fiducia e forza in un momento difficile nel cammino dell'Unione, succeduta - nel significato e nel nome voluti da Altiero - alla Comunità degli anni '50.&lt;br /&gt;L'appello che voglio oggi rivolgere è diretto a tutte le componenti responsabili della società italiana : rilanciare l'idea di Europa, che Altiero Spinelli, Ernesto Rossi, Eugenio Colorni concepirono in quest'isola spingendo lo sguardo oltre tutti i confini nazionali, dare nuovo impulso a un percorso che appare ristagnare, non è affare soltanto delle forze politiche, per fondamentale che sia il loro ruolo; è dovere non eludibile delle forze sociali, della cultura, delle istituzioni regionali e locali dei movimenti associativi. E questo impulso può trovare nei giovani, il cui sentire europeo si è fatto naturale e profondo, e nell'avanguardia della Gioventù Federalista Europea, la molla più forte.&lt;br /&gt;Non c'è avvenire per l'Italia se non nel rifiuto di ogni stanca tentazione di ripiegamento su illusorie e meschine rivendicazioni dell'interesse nazionale e su sterili abbandoni allo scetticismo verso il progetto europeo. Siamo chiari. Come ha ben detto di recente Jacques Delors, se a una vitale concorrenza tra le imprese si aggiungesse la competizione tra le nazioni europee, sarebbe la negazione stessa della Comunità europea, si abbandonerebbe ogni prospettiva di Europa politica. In quanto allo scetticismo, lo si può vincere con un approccio realistico, aperto alla considerazione degli errori e degli insuccessi della costruzione europea, e quindi con visioni nuove, non puramente ripetitive : ma alla retorica del mero idoleggiamento del passato non si può contrapporre la retorica di giudizi sommari e di generiche invocazioni sulla necessità di cambiare.&lt;br /&gt;Da questo incontro di Ventotene stanno venendo e verranno concreti contributi alla identificazione dei molteplici nodi da sciogliere per far uscire l'Unione dalla crisi che l'ha colpita. All'Italia tocca in questo senso una parte non secondaria : il mio augurio è che ne siano egualmente consapevoli le forze di governo e di maggioranza e le forze di opposizione. Altiero Spinelli non ebbe pregiudizi e chiusure verso nessuna parte politica nella sua instancabile opera di persuasione e mobilitazione per la causa europea. Se l'Italia saprà assumere posizioni chiare e iniziative forti, non sarà sola in Europa, anche rispetto all'impasse del processo di ratifica del Trattato sottoscritto a Roma nell'ottobre 2004. La signora Cancelliere della Repubblica Federale Tedesca ha in questi giorni nuovamente espresso la sua piena convinzione che l'Europa debba darsi un ordinamento costituzionale. E' la stessa nostra convinzione.La storia che con l'apporto essenziale di Altiero Spinelli abbiamo cominciato a scrivere, resta dunque ricca di promesse e di responsabilità.&lt;br /&gt;Chi si accinge ad una grande impresa - scrisse Altiero qualche mese prima di lasciarci - non sa "se lavora per i suoi contemporanei o per i suoi figli, che lo hanno visto costruire ed erediteranno da lui ; o per una più lontana, non ancora nata generazione che riscoprirà il suo lavoro incompiuto e lo farà proprio". Ebbene, egli ha lavorato per tutti. Ed io vorrei personalmente dire, cara Barbara, cara Renata, quanto profondo sia rimasto in me il suo ricordo, e insieme quello di Ursula, e quanto grande il debito che incontrandolo ho contratto con lui.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114837808895720811?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114837808895720811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114837808895720811' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114837808895720811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114837808895720811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/05/napolitano-ventotene-lle-fdraliste.html' title='Napolitano à ventotene, l&apos;île fédéraliste'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114803104334391563</id><published>2006-05-19T11:29:00.000+02:00</published><updated>2006-05-21T01:57:00.956+02:00</updated><title type='text'>Un meurtre dans ma rue…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hier soir, en toute fin d’après midi, ma rue n’était plus ma rue. Elle était pleine de policiers. Et pour cause, quelques minutes auparavant le trottoir était recouvert de sang. Un type s’est fait tuer. Tuer, je vous dit, un coup de feu, comme dans un western, puis il est tombé par terre, et il est mort. Froidement assassiné. Le type qui a fait ça finira sa vie en taule probablement, tout le monde sait qui c’est, il menaçait le macchabée depuis des années. Il a finit par le tuer. " Alcoolo, junky, on vit vraiment dans un quartier dangereux ", ce sera l’épitaphe populaire, prononcée en cœur par les mémés bellevilloises qui se souviennent des années noires de la butte et par les bobos en manque d’émotions fortes, et qui ne supportent pas, non vraiment pas, que l’on dise que leur quartier est un quartier bourgeois. Un meurtre, finalement, ça rassure. On est bien dans un Paris populaire, vrai, vivant.&lt;br /&gt;Moi, je suis juste mal à l’aise. ce type avait pas besoin de mourir et son acolyte de finir ces jours à l’ombre. Je suis sur qu’en s’asseyant au bistrot, avec une mousse, il aurait été possible de le raisonner. Lui faire comprendre que franchement ce n’était pas une idée lumineuse qu’il avait là, ou au pire, que vraiment, ce n’était pas le moment, qu’il avait qu’à faire ça plus tard, à un moment où les gosses ne courent pas les rues. Je me dis que si quelqu’un avait su, au bon moment, et qu’il avait décidé de ne pas s’en laver les mains, deux types de plus aurait pu s’endormir sereinement hier soir. Je me dis aussi, qu’avec un peu de chance ce type sympa, qui se serait employé à éviter le drame, aurait conseillé au déjà plus assassin d’aller se payer une pute, et que celui ci aurait, dans les bras d’une fille de joie, retrouvé les raisons qui lui ont manqué il y a quelques heures et qui n’ont pas réussi à l’empêcher de faire ce qu’il a fait, les raisons de vivre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114803104334391563?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114803104334391563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114803104334391563' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114803104334391563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114803104334391563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/05/un-meurtre-dans-ma-rue.html' title='Un meurtre dans ma rue…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114476486876906096</id><published>2006-04-11T16:13:00.000+02:00</published><updated>2006-04-11T20:38:32.576+02:00</updated><title type='text'>Grazie Professore</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A peine sûr de la victoire, Romano Prodi l’a déjà annoncé : la paix et l’Europe seront au centre des choix programmatiques de la nouvelle majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’Italie s’est débarrassée, péniblement, du monstre Berlusconi. L’Italie a surmonté le populisme qui gagne toute l’Europe. Mais elle s’est également débarrassée du gouvernement le plus anti-européen de l’histoire moderne italienne, et a décidé de renouer avec l’héritage de De Gasperi et Spinelli, les pères de l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs leçons doivent être tirées de ce scrutin.&lt;br /&gt;La première, sans doute, c’est le fait que cette victoire, qui à l’étranger et chez de nombreux intellectuels semblait être certaine, a été une victoire serrée, difficile. Comment interpréter cela ? Probablement, ces commentateurs avaient sous-estimé la force du populisme, la capacité de Berlusconi de mobiliser un électorat généralement absent des urnes. Un électorat sensible aux diatribes berlusconiennes contre les juges, les hommes politiques, les fonctionnaires, les immigrés et les communistes. Le vote réactionnaire et populiste a montré, malgré cinq années de gouvernement désastreux, sa capacité à peser lourdement sur les équilibres politiques dés lors qu'il se trouve un champion. Une leçon à ne pas oublier en France, où la droite réfléchit depuis longtemps à comment récupérer le vote du Front National : l’Italie offre une solution de rêve. Donner à un petit chef qui aime visiblement diviser le pays et qui se targue de parler " franchement ", une télévision et des médias puissants à son service, matraquer le consommateur-auditeur-électeur, et le tour est joué. La force de la solution populiste est une des conséquences que l’on peut tirer de ces élections italiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde leçon à tirer est forcément plus optimiste. La victoire d’une gauche profondément européenne et avec des idées très éloignées du réac’ socialisme de la gauche de la gauche de la gauche… En somme, la victoire d’une gauche moderne, capable de donner des remèdes raisonnables, rationnels et crédibles à des problèmes contemporains. Encore une leçon pour la gauche française, si prompte à critiquer la démocratie transalpine et qui aurait pourtant beaucoup à apprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, cette victoire, même si acquise ric-rac, nous rempli d’espoir. un espoir pour l’Italie, certainement, mais surtout et avant tout pour l’Europe, qui voit l’Italie renouer avec sa tradition fédéraliste et européenne, et démontrer, aux socialistes de France et d’ailleurs, que pour gagner des élections, il n’est pas toujours nécessaire de faire de la mauvaise démagogie utopiste, mais bien de proposer une alternative crédible, possible à mettre en œuvre, à la fois européenne et pragmatique. Alors, pour tout cela, et parce que de nombreux européens sincères vous ont critiqué injustement alors que vous étiez à la Commission, et regrettent amèrement ses critiques faciles, Grazie Professore e buon lavoro.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114476486876906096?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114476486876906096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114476486876906096' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114476486876906096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114476486876906096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/04/grazie-professore.html' title='Grazie Professore'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114423463739648920</id><published>2006-04-05T12:53:00.000+02:00</published><updated>2006-04-06T14:53:37.546+02:00</updated><title type='text'>Allez boire un verre à La Mer à Boire !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;1 rue des Envierges, XXème arrondissement, merveilleuse vue, peut-être la plus belle, sur Paris. Un bar d’angle, des dessins humoristiques, des prix défiant toute concurrence, des propriétaires jeunes et sympathiques. Un quartier qui se croyait encore révolutionnaire, libre, ouvert.&lt;br /&gt;Depuis quelques jours, d’horribles petites affichettes blanches "CENSURE" recouvrent certains dessins exposés dans le bar. Une expo thématique, d’actualité : " Ni Dieu, ni Dieu ". De l’anti-cléricalisme pur, comme on l’aime, brut, puissant, drôle. Pourquoi ces cache-sexe alors ?&lt;br /&gt;Tout simplement parce qu’il y a quelques jours de cela, la mafia locale, un mélange de racailles pas bien méchantes et de barbus très abrutis, a décidé que les dessins constituaient un outrage inacceptable à une religion, qu’ils sont d’ailleurs les premiers à ne pas respecter.&lt;br /&gt;Au cri de " Racistes, racistes ", ils sont venus menacer les proprios du bar. Premier hic : Zayed, un des proprios justement, est palestinien. Vous savez, la terre des Prophètes, celles des déshérités, des opprimés. Difficile de le faire passer pour raciste… Marianne, une autre proprio, elle, est juive. Certainement plus proche des ennemis jurés des connards islamisés que le bon Zayed, mais tout de même…&lt;br /&gt;Bon, pas raciste, d’accord, mais : " Outrage à la religion " ! Oui et alors ?&lt;br /&gt;Ça fâche les fachos barbus de la mosquée locale ? Oui et alors ?&lt;br /&gt;La menace est claire : le bar va brûler, les frères musulmans vont venir et faire cramer ce temple de l’impie !&lt;br /&gt;Voilà le visage des pseudo-croyants-dieu. "Si vous n’êtes pas d’accord avec nous, si vous voulez être libres, crevez !"&lt;br /&gt;Ainsi, puisque nous ne voulons ni crever, ni les écouter, depuis quelques jours je vais boire mes apéros à La Mer à Boire, plutôt que dans mon salon. Ce n’est guère compliqué, je vous l’accorde, j’habite à deux pas. Mais, j’habiterais ailleurs, je viendrais tout de même. Parce que cette petite intolérance racailleuse et pseudo-religieuse je la conchie et elle sert bien mal ce beau quartier.&lt;br /&gt;Le plus inquiétant dans cette histoire c’est la présence de voitures de flics dans le quartier depuis… Des flics, qui, il faut bien l’avouer, même s’ils indisposent tout le monde, gênent davantage les petits trafics des petits frères des grands manitous de la mosquée d’en face. Alors, parce que franchement Belleville et Ménilmontant n’ont guère besoin de ces conneries, il serait bon que ceux qui se sont un peu trop excités stupidement&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; se calment, qu’ils s’excusent platement et que le quartier se remette à vivre normalement dans la tolérance, et surtout, la liberté, sans flics, sans curés, sans rabbins et sans imams.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, pour se rassurer et savoir que la liberté à encore droit de cité, venez vous aussi boire une mousse au 1 rue des Envierges...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114423463739648920?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114423463739648920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114423463739648920' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114423463739648920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114423463739648920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/04/allez-boire-un-verre-la-mer-boire.html' title='Allez boire un verre à La Mer à Boire !'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114302683829807870</id><published>2006-03-22T12:24:00.000+01:00</published><updated>2006-03-22T14:15:44.023+01:00</updated><title type='text'>Grotesque Mélenchon, récupérateur comme toujours</title><content type='html'>Après avoir livré une piètre bataille contre ses propres amis de parti, en trahissant son engagement socialiste pendant la campagne référendaire, Mélenchon en remet une couche populistico-populiste en s’efforçant de récupérer le mouvement anti-CPE. En pénétrant la Sorbonne, probablement grâce à l’appui des forces de l’ordre, le très grossier sénateur anti-lithuanien (&lt;a href="http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=526"&gt;http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=526&lt;/a&gt;) a définitivement perdu toute crédibilité aux yeux de ceux qui refusent que le racolage devienne le sport favori des politiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il essaie donc de prendre la parole à l’intérieur de la Sorbonne. Il faut montrer à quel point il comprend les étudiants, mais qu’il faut désormais suivre les politiques (qui sur ce dossier comme sur d’autres sont tristement silencieux), qu’il faut accepter de se laisser récupérer politiquement, pour le plus grand bonheur d’une gauche populiste et le plus grand malheur des étudiants qui certes ne veulent pas du CPE, mais ne semble pas non plus vouloir suivre les délires archao-socialo-réactionnaies du sénateur de l’Essonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obligé de sortir sous les sifflets et les insultes, Mélenchon a encore montré sa capacité à ne reculer devant rien ni personne pour se faire passer pour ce qu’il n’est pas : un homme politique populaire. Cette fois ci, ce fut un échec. Grotesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accompagné comme toujours par la jeune et belle Clémentine Autain, venue le rejoindre sur le trottoir, Mélenchon se retrouve sur le Boulevard, pleurnichant parce que les étudiants ne veulent pas de son soutien, ni de celui d’Autain. Pour une fois les étudiants barricadés font un choix sage et réaliste : pas de soutien politique, pas de racolage. Mélenchon s’en prend à eux dans son blog : à part 4 ou 5 jeunes excités, violents, tout le monde l’aime… Mais oui Monsieur Mélenchon, au moins autant que vous aimez les lithuaniens… Pauvre type.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114302683829807870?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114302683829807870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114302683829807870' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114302683829807870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114302683829807870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/03/grotesque-mlenchon-rcuprateur-comme.html' title='Grotesque Mélenchon, récupérateur comme toujours'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114164049469828791</id><published>2006-03-06T11:14:00.000+01:00</published><updated>2006-03-06T20:11:15.950+01:00</updated><title type='text'>Fusion GDF-Suez : et l'intérêt européen?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est un tableau presque amusant: le Ministre del’économie et des finances, pris entre deux tirs croisés et qui gigote toujours plus pour éviter les balles. Mais les pitreries les plus courtes étant décidément les meilleures il court le risque de lasserson auditoire. Véolia a beau nier, Enel a beau être dirigé par un original, Suez a beau courtiser GDF et cette dernière ne pas savoir résister aux charmes de son ancien compagnon de service, c’est bien la véritable face du« patriotisme économique » qu’il nous est possible d’observer ces derniers jours. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une face qui ressemble d’ailleurs étrangement à ce que nous connaissions comme le nationalisme économique et qui a fait les beaux jours des marchands de canons pendant des décennies. Qu’est ce exactement que cette notion nouvelle à la lumière des dernières affaires qui ont secoué le monde économique ? Il s’agit d’un savant mélange de pressions politiques, de décisions prises à la hâte, de mépris pour les règles internationales et économiques en général, et in fine, comble du comble, d’improvisation totale en matière sociale. Tout cela dans le but de conserver, française, et bien française, une entreprise qui ne l’est déjà plus et qui ne gagne vraiment rien à le rester. Bref, cocktail explosif de populisme classique déclamé à coup de «nous protégeons vos emplois, votre énergie, votre argent… » et de protection d’intérêts bien placé, la fusion Suez-GDF qui a surpris tout le monde, y compris les principaux intéressés, révèle l’impréparation d’un gouvernement qui a fait d’un concept sentant bon le nationalisme rampant pour plaire à un électorat inquiet, l’axe principal de sa politique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Finalement, fallait-il vraiment s’inquiéter des annonces faites par Enel ? Les italiens ont beau avoir le don pour la gesticulation théâtrale il est difficile d’opposer à la volonté du N°1 italien de l'energie de constituer un grand groupe européen des argument solides et rationnels, justifiant une levée de boucliers mal orchestrée et mal préparée. Levée de bouclier qui, selon les affirmations de Enel et d’autres experts semble avoir été orchestrée par le ministre de l’économie en personne, contacté parVéolia, alors allier de Enel. Suite à cette information logique des intentions des deux entreprises de racheter GDF, les événements deviennent plus obscurs. Les dirigeants de Véolia, principal concurrent de Suez dans le traitement des eaux et déchets auraient décidé spontanément de se retirer de la course… sans raison apparente. Ah si ! Ils n’avaient plus envie. C’est leur droit. Il est par contre possible de douter du droit du ministre d’intervenir, de prévenir, d’alerter, d’agir afin de bloquer ce rachat et favoriser une alliance plus à son goût. Si cette action avait été saluée par les forces sociales, il eut été possible de la défendre grâce à l’étendard social, mais là encore, la protestation syndicale, d’ampleur européenne, nesemble pas accréditer cette thèse. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce qui permet par contre de comprendre l’agitation ministérielle c’est probablement le fait que le rachat avorté aurait abouti à la création d’un groupe énergétique qui aurait sérieusement concurrencé EDF – une entreprise dont l’Etat français reste l’actionnaire majoritaire, bien qu’il ait récemment décidé d’en brader une partie pour plaire à son electorat-actionnaire. Nul doute qu’au final c’est bien l’économie européenne dans son ensemble, le secteur énergétique européen, et donc les citoyens européens qui souffriront comme toujours de cet interventionnisme mal placé et paieront les pots cassés. Un interventionnisme qui ne satisfait pas l’intérêt général européen mais qui se fonde sur la défense d’intérêts difficilement identifiables qui se parent, comme souvent, des prétendus vertus nationalistes pour ralentir leur propre décadence inéluctable.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114164049469828791?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114164049469828791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114164049469828791' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114164049469828791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114164049469828791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/03/fusion-gdf-suez-et-lintrt-europen.html' title='Fusion GDF-Suez : et l&apos;intérêt européen?'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114124373089279092</id><published>2006-03-01T21:06:00.000+01:00</published><updated>2006-03-02T13:00:21.820+01:00</updated><title type='text'>Morale politique et construction européenne</title><content type='html'>« L'Etat est surtout l'institution dans laquelle une morale vivante et historique se comprend en se réalisant. » (MOK)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut être. Mais peut être que l’Etat n’est finalement qu’une structure administrative et bureaucratique. La définition proposée se rapproche en fait de la conception hégélienne de l’Etat que je ne porte certainement pas dans mon cœur, puisqu’elle est à l’origine des constructions nationalistes au XIXeme siècle. Mais laissons les dérives de cette pensée de côté pour un instant. Et concentrons nous sur la vision proposée de l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat sert à la réalisation d’une morale vivante. Certes. Mais quelle est cette morale ? Que dit cette morale ? Quelles sont les conséquences de cela sur la conduite des individus ? C’est bien sur la définition de cette « morale » que ce sont construit les plus grands conflits de l’histoire de l’humanité, qu’ils soient religieux, ethniques ou idéologiques. Il faut donc faire très attention au maniement de ce concept de morale. Je suggère une distinction qui permet à mon sens d’éviter les travers de cette définition "moralisante". N’est il pas possible de dégager une morale universelle qui a conduit à l’établissement des systèmes politiques démocratiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, toutes les démocraties sont fondées sur les mêmes valeurs morales. Celles-ci sont identifiables dans les principes qui guident l’organisation politique de nos sociétés : la démocratie, le respect du pluralisme, la tolérance, l’Etat de droit, la citoyenneté, la solidarité…Cette « morale » n’est pas uniforme et fixe, on trouve de nombreuses définitions possibles de ces principes en fonction de l’histoire juridique et social des sociétés, néanmoins, il représente un ensemble de valeurs qui rassemblent les démocraties modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or quelle est l’essence de cette morale universelle ? La négation de la force comme méthode de solution des conflits, et l’établissement du règne du droit. S’il est un principe susceptible d’englober les différents aspects de la morale politique universelle c’est bien celui-ci. Car la violence est la négation même de l’existence politique d’une société, c'est-à-dire d’un Etat.&lt;br /&gt;Le projet de société porté par les systèmes démocratique est toujours le même : l’élimination progressive de toute violence, puis de l’origine même des conflits. La logique socialiste, qui fait primer le concept d’égalité, ne doit pas être comprise autrement. L’inégalité est à l’origine des conflits, donc il s’agit de réduire l’inégalité pour réduire les conflits. La recherche de la pacification des relations humaines est au cœur de tous les projets politiques modernes cohérents. C’est ce qui fait du nationalisme une pensée obsolète et incohérente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fédéralistes ne demandent rien d’autre que le progrès de cette morale universelle. Elle est au cœur du militantisme fédéraliste. Il est évident que cette morale peut être assimilée à l’intérêt général. Toutefois, la perception de cet intérêt général, qui est au final l’intérêt de l’humanité, n’est pas chose facile, surtout dans des sociétés bercées par les mystifications nationalistes depuis des siècles. Le nationalisme, tout en permettant probablement l’accélération de l’établissement de la morale politique dans les sociétés européennes à fini par en miner les fondements mêmes. C’est le passage du patriotisme au nationalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nationalisme nie la possibilité d’une morale universelle. En effet, le nationalisme pose comme postulat à l’établissement d’une société organisée par le droit, l’appartenance à une même Nation, notion vague et indéterminée, qui laisse libre cours à tous les excès. Ethnique, religieuse, mystique, social, la nation sera tout sauf universelle. C’est dommage et ce n’était probablement même pas dans l’esprit de ceux qui ont créé ce concept. Comme quoi une idée mal conçue peut provoquer bien des catastrophes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le quoi faire pour faire avancer l’Europe, certes, il faut éduquer, éduquer, éduquer. Mais comment ? En expliquant l’Europe telle qu’elle est et en haussant les épaules lorsque l’on nous montre ces faiblesses objectives, et nombreuses ? Ou en présentant l’Europe comme un projet politique universel, en devenir, nécessaire et menacé ? Et si nous présentons une Europe plus intégrée, plus politique, fédérale, comment pouvons nous ne pas également essayer de la faire avancer, par tous les moyens ? Et si cette Europe est menacé chaque jours, comment pouvons nous ne pas la défendre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu’il n’y a pas d’alternatives. Les moyens d’action pour affirmer, expliquer, convaincre sont nombreux. Il faut les utiliser. Il faut dénoncer les fausses interprétations, vigoureusement, il faut critiquer le populisme et expliquer sans cesse. Mais il faut également proposer des solutions aux problèmes réels qui se posent à nos sociétés. Cela ne peut se limiter à la présentation de l’Europe telle qu’elle est, mais bien de l’Europe telle qu’elle doit être.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114124373089279092?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114124373089279092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114124373089279092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114124373089279092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114124373089279092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/03/morale-politique-et-construction.html' title='Morale politique et construction européenne'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-114064861581081738</id><published>2006-02-22T23:42:00.000+01:00</published><updated>2006-02-23T12:29:17.550+01:00</updated><title type='text'>Voyage métropolitain</title><content type='html'>Comme en écho au joli article de Lançon dans le Charlie Hebdo de cette semaine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Matin terne.&lt;br /&gt;J’ai regardé dehors, il continue de pleuvoir. Sans cesse.&lt;br /&gt;Je suis sorti, sans parapluie et avec mes baskets, je suis allé dans le métro, j’ai ouvert mon journal. La fille en face de moi, arborant fièrement un voile noir, qui contrairement aux drapeaux que j’aime tant ne flottait pas m’a fixé. J’ai fixé son bout de tissu soigneusement appliqué sur les cheveux. Il était figé. Raide. Plaqué contre ses cheveux, il les collait comme une mauvaise habitude ou une mauvaise vertu colle à la peau. Viscéralement. Et dire qu’il aurait suffit de l’enlever et de le faire voltiger un peu pour entrevoir le plus beau drapeau du monde.&lt;br /&gt;Je l’ai donc caché avec mon journal, et la jeune femme a changé de place. J’ai regretté mon geste, me suis considéré comme un provocateur, un de ces disciples du choc civilisationnel. J’ai pensé que je n’en avais pas le droit. Et pourtant ce voile m’énervait, ce regard moralisant, dégoulinant de reproches et de haine, me glaçait. Pris entre mille contradictions, je suis libéré de mes tourments intérieurs par un article distrayant et une image amusante.&lt;br /&gt;Le malaise me reprend lorsqu’un autre regard désapprobateur tombe sur moi. Mais cette fois, c’est le regard d’un homme, caucasien comme disent les américains, français de souche, comme disent les français racistes, jeune. Son regard est plus dur encore que celui de la femme voilée, mais surtout plus froid : avec nonchalance, en descendant, il me lance un « pauv’ raciste ». Je me dis qu’il aurait pu dire sale juif.&lt;br /&gt;Je pense d’abord « gros connard ». Puis l’incertitude, de nouveau, le doute. Ai-je bien raison ? J’ai le droit certes, mais quelle utilité de l’arborer. Est-ce bien raisonnable de lire ainsi mon Charlie Hebdo, comme tous les matins, comme si de rien était. Ai-je le droit de mettre devant le nez de mes acolytes métropolitains ces images qui visiblement sont si choquantes ? Le droit au sens strict, certes, je l’ai. Mais après ? Il y a beaucoup d’actes pourtant autorisés que je m’empêche de faire pour ne pas gêner les autres. Pourquoi ne pas me retenir la ? Probablement parce que là, cette gêne légitime s’est bien vite transformée en haine, que le regard désapprobateur a pris le pli d’un jugement divin. Et que ce jugement comme cette haine, elles me dégoûtent, je ne les accepte pas, et donc je les combat.&lt;br /&gt;Puis de nouveau, je suis envahi par la modération. Et par le ridicule. Oui, je les combats, mais franchement là, mon combat n’est guère efficace. Et mes armes sont ridicules. Mes ennemis aussi dans une certaine mesure. Que peuvent bien me faire cette jeune femme voilé et ce jeune homme excité? Doutes, incertitudes. Je prends sur moi pour accomplir un acte que je considère courageux, tout cela pour ennuyer mes camarades de métro… tandis que des gens se font massacrer en Palestine et torturer à Guantanamo. Je suis risible. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non. Troisième regard désagréable. Cette fois ci je ne me sens plus ridicule. Je suis seul, contre tous. Ou du moins je suis minoritaire, je suis dans mon bon droit, et j’ai moralement raison. La certitude me gagne à nouveau. Mon journal se transforme en étendard. Je me mets à maudire les religions, et en particulier l’Islam. J’entends trois mots d’arabe derrière moi. Je me retourne, presque aux aguets, ou comme un martyre qui attend la prochaine salve pour mieux savourer son geste. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un groupe de filles, jeunes, belles, parées de cette vulgarité qui sied si bien à la jeunesse. Pas de voiles. Sauf un, autour de la taille, noué en ceinture. Deux décolletés, trois tailles basses. Une d’entres elles s’assoit sur la banquette à côté de moi, elle se cambre exagérément et laisse apparaître son string, elle croise mon regard insistant, esquisse un sourire, se remet à parler avec ses copines, et lentement, replace délicatement et pudiquement le fil qui dépasse du jean serré. Je sens une légère excitation, je regarde mon journal, je perds toutes certitudes, je me dis quel monde pourri, mais que la vie est belle. Mademoiselle, puis je vous inviter boire un verre ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-114064861581081738?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/114064861581081738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=114064861581081738' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114064861581081738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/114064861581081738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/02/voyage-mtropolitain.html' title='Voyage métropolitain'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-113820424698609943</id><published>2006-01-25T16:49:00.001+01:00</published><updated>2006-01-25T16:50:47.000+01:00</updated><title type='text'>L'histoire, les communistes et la politique</title><content type='html'>C’est un débat passionnant et déchirant qui agite ces jours ci le Conseil de l’Europe. L’Assemblée européenne doit en effet discuter d’une résolution condamnant les crimes perpétrés par les régimes communistes. Cette résolution est dénoncée par les délégués russes et naturellement par l’ensemble des partis communistes européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant la pertinence d’un tel débat risque de se perdre, faute de pouvoir s’articuler convenablement, autour de deux question distinctes, qui doivent être traitées distinctement pour pouvoir être comprises. Les deux questions sont en fait affaire de critères de jugement :&lt;br /&gt;Le premier critère de jugement est historique. La question pourrait être ainsi formulée : est il pertinent de faire un parallèle entre les mécanismes qui ont engendré les barbaries nazis et communistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second critère de jugement est politique : il s’agit de savoir s’il est opportun, c'est-à-dire s’il est utile pour le meilleur fonctionnement d’un système politique, de juger l’histoire, d’un point de vue politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le jugement historique peut, comme le montre l’expérience de Nuremberg, mais également les efforts menés par de nombreuses démocraties, servir des condamnation pénales. Des faits, commis dans la légalité, jugeaient illégaux par la suite, peuvent servir de fondement à la responsabilité pénale des individus. Il n’est pas nécessaire d’accepter des interprétations naturalistes ou éthiques du droit pour concevoir un tel mécanisme, il suffit de considérer que cette règle est conforme au droit et à l’ensemble des normes, constitutionnelles entre autre, qui lui seraient supérieures, et qu’elle a une utilité, c'est-à-dire qu’elle produit concrètement des effets juridiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en est peut être diversement des textes, qui peuvent parfois avoir l’apparence de normes juridiques, et qui visent à donner une interprétation, aussi juste soit-elle, à des faits historiques. L’utilité du devoir de mémoire n’est pas contesté ici. Bien au contraire. Toutefois, le mélange entre jugement historique et jugement politique n’est pas nécessairement aussi innocent que les sentiments certainement louables du législateur. En figeant l’Histoire, en voulant accorder à une Assemblée composée d’hommes et de femmes politiques le rôle ou plutôt le pouvoir et la légitimité pour donner une interprétation de faits historiques, ne délègue-t-on pas un pouvoir qu’il ne nous convient pas de disposer librement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette première interrogation n’a rien à voir avec un jugement concret, sur certains faits. On a vu, en France, des personnalités que l’on ne saurait soupçonner d’antisémitisme ou de négationnisme protester contre la législation française en la matière, argumentant que ce n’était certainement pas au Parlement de restreindre la liberté nécessaire à la recherche historique.&lt;br /&gt;La seconde interrogation est plus circonstancielle, et relève du jugement historique. Faut il comparer les crimes communistes et les crimes nazis, faut il les juger avec la même intransigeance, avec la même sévérité ? sur cette question, évidemment les avis divergent. D’avantage d’ailleurs entre hommes politiques qu’entre historiens… Et si chez les hommes politiques, les avis divergent, en fonction de l’appartenance politique ou nationale, c’est justement parce que leur jugement n’est pas un jugement élaboré grâce à des éléments tangibles, vérifiables, certains, comme peut parfois l’être la preuve historique, mais sur une opinion, une idée, une façon de déformer la réalité, si propre aux idéologies, qui de droites comme de gauches, ont sauvagement salopé notre beau XXème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour que demain ne soit pas hier, il faut certainement se souvenir, mais pour se souvenir convenablement peut être est ce utile d’oublier un instant nos croyances, nos espoirs, nos rêves et regarder la réalité en face, crûment. Le regard froid et sans complaisance que nous devons jeter sur notre histoire ne peut peut être pas se construire dans une assemblée parlementaire, ou une quelconque instance représentative, politique. Car ce souvenir, c’est avant tout dans le cœur des hommes qu’il doit résonner, et c’est la raison humaine qui doit le faire vivre. Il reste peu de place " alors pour une belle discussion politique, passionnée et pleine de mauvaise foi. Si pour une fois, sur un sujet, ces messieurs pouvaient s’abstenir d’être ce qu’ils sont…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-113820424698609943?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/113820424698609943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=113820424698609943' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113820424698609943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113820424698609943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/01/lhistoire-les-communistes-et-la_25.html' title='L&apos;histoire, les communistes et la politique'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-113706387500875262</id><published>2006-01-12T12:00:00.000+01:00</published><updated>2006-01-12T16:11:03.773+01:00</updated><title type='text'>Quand l’Europe se montre peu libérale…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est une habitude (mauvaise, naturellement comme toutes les habitudes), dans de nombreux milieux bien pensants européen et français, qui se veulent aujourd’hui à la pointe de la réflexion politico-économique en encensant les réussites du modèle libéral, de circonscrire ce dernier au seul domaine de la liberté économique. L’idée même que le libéralisme puisse englober également la libération des mœurs, le développement de la liberté personnelle, de l’autonomie de la personne, apparaît comme saugrenue à cette étrange famille de pensée. Le fait que libéralisme puisse rimer avec rationalisme, avec destruction de l’ordre moralisant et son remplacement par un ordre fondé sur la raison, la liberté et la tolérance suffirait à le discréditer auprès de ces bien-pensants qui se targue aujourd’hui d’être les représentants de la liberté. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le modèle néo-impérial bourgeois de Napoléon III fait encore recette. Libérez l’économie, castrez la société. Et c’est bien au cœur de la ville impériale moderne par excellence, Vienne, qu’est apparu le scandale. Un scandale presque voulu, recherché, pour pouvoir mettre en scène cette formidable démonstration de censure populaire, d’affirmation de l’ordre moral. Les faits sont simples, guère nouveaux : le gouvernement, voulant apparaître comme ouvert, commande des œuvres d’art à des artistes contemporains, provocateurs, pour publiciser le début de la présidence autrichienne. Les artistes produisent, les œuvres sont reproduites en affiches et collées sur les murs de la ville. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le problème est évidemment le contenu de certaines affiches. L’une d’elle montre Blair, Chirac et la reine d’Angleterre, représentés par des personnages masqués, nus, en pleine partie fine, alors que le monde est détruit autour d’eux. L’autre objet du scandale est une copie du célèbre tableau de Courbet, l’Origine du monde : le sexe de la femme est cependant caché, par une culotte représentant le drapeau européen… Bref, le propos est ouvertement provocateur, et la provocation est parfaitement réussie puisque le gouvernement autrichien se trouve en plein embarras : une envie folle de censurer, des lobbies très actifs et très proches du pouvoir l'invitant à agir sans tarder, et la nécéssité de ne pas passer aux yeux de l’Europe et du monde, pour un gouvernement qui censure, alors qu’il vient à peine de prendre la présidence de l’Union. Face à ce dilemme cornélien, tachant de ménager chèvre et choux, le résultat sera celui traditionnel dans les démocraties traditionalistes et autoritaires qui se développent à nouveau en Europe sous l’impulsion du populisme réactionnaire (plus connu sous l’appellation " beaufisme ") : la disparition de l’objet du scandale, la dissimulation et la négation. Les oeuvres n'ornent plus les murs de la ville. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après certes, nous pouvons continuer à nous gargariser, l’Europe, terre de liberté, de progrès. Après tout c’est vrai, Macdo vend librement sur tout le territoire de la communauté, Hom peut publiciser ces strings pour messieurs, judicieusement placés à côté de la pub pour le croustillant poulet KFC et nous donner librement la nausée, tous les matins, lorsque nous allons prendre le métro. Ça c’est de la vraie liberté ! Bande de dégénérés. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Oublions un instant l’ironie, et tachons de comprendre, ou du moins acceptons qu’il n’est pas possible de comprendre qu’un peuple se mette à aimer la liberté si celle ci correspond au droit de consommer, exploiter, polluer, alors que dans un même temps, nous réprimons, sanctionnons, réhabilitons ce vieil ordre moralisant, qui franchement, n’a vraiment rien à voir avec la liberté… qui a dit que l’Europe était libérale ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-113706387500875262?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/113706387500875262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=113706387500875262' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113706387500875262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113706387500875262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2006/01/quand-leurope-se-montre-peu-librale.html' title='Quand l’Europe se montre peu libérale…'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-113510228109284957</id><published>2005-12-20T19:09:00.000+01:00</published><updated>2005-12-20T19:13:24.983+01:00</updated><title type='text'>Honte à toi, Ahmadinejad</title><content type='html'>«Ils ont fabriqué une légende sous le nom de “massacre des juifs” et placent cela plus haut que Dieu lui-même, que la religion elle-même, que les prophètes eux-mêmes», déclaration du président de la «république » islamiste d’Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ils » ce sont évidemment « eux », les juifs, les autres, ceux que Carrère d’Encausse regrette de ne plus pouvoir nommer expressément « les juifs », ceux qui catalysent la haine stupide et aveugle des réactionnaires les plus ignobles. « Les juifs », « le juif », représente aux yeux des nouveaux fous de Dieu le symbole de ce qu’ils détestent : le progrès, la quête d’un bonheur sur terre, le respect de la différence. Ces valeurs si allègrement piétinées dans un monde qui, en Perse comme à Versailles a retrouvé son goût pour la barbarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car les barbares se sont bien eux, ceux qui regardent fiévreusement la mort en rêvant d’un au-delà meilleur, prêts à transformer la terre en enfer, si cela leur permet de gagner quelques millimètres de paradis. Les abrutis de religion et de Dieu, qui ne pourront jamais comprendre que si Dieu existe ce ne peut être que pour nous aimer, qu’il ne pourrait jamais appeler à la destruction de ses fils, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans et que si certains sont hors de la grâce de Dieu ce sont bien eux, ceux qui colportent ces balivernes obscurantistes qui incitent à la haine contre tout ce qui représente la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le négationnisme soit une négation de la réalité et de la vérité est une évidence. Qu’il soit synonyme de mort ou de négation de la vie, également. Mais qu’il puisse être entretenu par des responsables politiques, des meneurs d’opinion, des Etats et qu’il se répande insidieusement dans l’esprit des peuples, cela ne doit jamais devenir une évidence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-113510228109284957?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/113510228109284957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=113510228109284957' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113510228109284957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113510228109284957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2005/12/honte-toi-ahmadinejad.html' title='Honte à toi, Ahmadinejad'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19783534.post-113434338285216711</id><published>2005-12-12T00:22:00.000+01:00</published><updated>2005-12-12T00:23:02.860+01:00</updated><title type='text'>La révolution fédéraliste, mère de toutes les révolutions</title><content type='html'>Mystique de la Révolution&lt;br /&gt;Il était d’usage dans la discussion politique socialiste au 19ème siècle de débattre de la poursuite de la Révolution française. La mère de toutes les révolutions était le bouleversement copernicien opéré par les Conventionnels français. Cette révolution n’était pas considérée comme finie, achevée, elle avait pour vocation de continuer et ceux qui défendaient le progrès social étaient les descendants des grands hommes de 1789, leurs idées devaient être le prolongement naturel de celles qui avaient guidé les premiers révolutionnaires. Cette mystique de la Révolution a permis aux républicains, aux socialistes, aux libertaires, de continuer leur combat avec la conscience qu’ils participaient à une œuvre qui les dépassait et qui servait le genre humain, universellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas mépriser cet effort intellectuel sous prétexte qu’il aurait servit des causes que nous jugeons aujourd’hui néfastes, ni qu’il ait contribué à une relecture historique aujourd’hui contestable. Le sens de cette interprétation était de montrer qu’il existe un sens au progrès, il visait à renier la récupération réactionnaire et bourgeoise (et historiquement parfois exact !) de la Révolution. Cet effort avait un sens politique et philosophique. Politique car il visait à réunir les progressistes sous une unique bannière, celle Révolutionnaire, philosophique, car il partait du constat que le progrès de l’humanité est un et indivisible, qu’il ne peut être fragmenté, au profit d’une classe, d’une race ou d’un groupe politique ou culturel. Si la révolution de 1789 avait servi les intérêt des bourgeois, des hommes libres du 19ème, sa poursuite devait mener à la libération de tous les hommes, et en particulier ceux qui à l’époque l’était le moins : les prolétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révolution fédéraliste, révolution nécessaire&lt;br /&gt;C’est en ce sens, que la révolution fédéraliste que nous appelons de nos vœux tout en observant déjà ses premiers accomplissements, doit être considérée comme la mère des autres révolution qui paraissent aujourd’hui tout autant nécessaires. Révolution des méthodes de production, révolution de la répartition des richesses, révolution des modes de consommation, révolution des méthodes de règlements des conflits sociaux et surtout internationaux, révolution énergétique, révolution écologique, révolution tiers-mondiste, révolution sexuelle, révolution féministe ou égalitariste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révolution fédéraliste vise à la modification radicale du système de gouvernement, à une redéfinition du concept d’autorité et de sa conciliation avec le concept de liberté. Son premier ennemi est l’Etat national car il représente la forme la plus parfaite de domination du principe d’autorité sur celui de liberté, dans un monde organisé globalement et non plus nationalement. La concentration du pouvoir au seul niveau national a pour conséquence son incapacité à remplir le rôle traditionnel des structures d’organisations collectives tout en permettant à une oligarchie de prospérer et de dominer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif politique fédéraliste n’est pas l’éradication de cette oligarchie, immanquablement remplacée par une autre, mais bien la destruction des structures collectives qui permettent la domination des systèmes oligarchiques. La destruction de ce système ne signifie pas la destruction des structures collectives existantes mais essentiellement une redéfinition de leur fonction dans le processus de décision politique. Ainsi les différents niveaux de gouvernement que nous connaissons aujourd’hui, Etat, région, ville, Europe, Monde, doivent agir, chacun à son niveau, pour réguler l’activité humaine. Cette régulation doit répondre à des critères de démocraticité et d’efficacité, et donc être fondé sur une répartition des compétences (ou plutôt du pouvoir) aptes à leur permettre d’accomplir au mieux leur mission (ou plutôt les missions que veulent leur confier les citoyens). De même l’articulation entre structures de régulations privées et publiques doit être repensé. La domination excessive de la sphère dite « politique » sur la détermination des processus de régulation entraîne elle aussi la persévérance d’une oligarchie incompatible avec la notion de libération. Le partage du pouvoir et donc de la capacité de créer des processus régulateurs doit également être vertical.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette révolution est nécessaire à la poursuite des autres révolutions car elle seule permet de redonner aux hommes la capacité d’agir collectivement. Tant que les Etats et les autres structures de régulation collective seront dans l’incapacité d’agir, faute d’avoir accepté la réorganisation fédérale, c'est-à-dire en premier lieu l’abandon de toute idée de souveraineté absolue, toute perspective d’évolution progressiste sera de l’ordre de l’utopie. Et l’humanité continuera son long purgatoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19783534-113434338285216711?l=federationeuropeenne.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/feeds/113434338285216711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=19783534&amp;postID=113434338285216711' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113434338285216711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19783534/posts/default/113434338285216711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://federationeuropeenne.blogspot.com/2005/12/la-rvolution-fdraliste-mre-de-toutes.html' title='La révolution fédéraliste, mère de toutes les révolutions'/><author><name>D. S.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://photos1.blogger.com/hello/91/9035/640/moitete.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
